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New Horizons > Juin 2005New Horizons, the newsletter of the Ecumenical Church Loan Fund

 

 

ECLOF et le tsunami


Suite au tsunami qui, en décembre dernier, a ravagé la côte orientale de Sri Lanka, ECLOF Sri Lanka a adopté des mesures pour aider les victimes de la catastrophe.

ECLOF Sri Lanka étudie actuellement la possibilité d’accorder des prêts à la reconstruction ainsi que des capitaux destinés à permettre aux gens qui ont perdu leurs locaux et instruments de travail de redémarrer leurs activités ou d’en lancer de nouvelles.

Après le tsunami, Muhungi Kanyoro, directeur d’ECLOF International, s’est rendu à Sri Lanka pour discuter avec le conseil d’administration d’ECLOF Sri Lanka, et il a annoncé que l’organisation allait élargir ses opérations pour aider ceux qui sont dans le besoin. « Nous allons, a-t-il déclaré, faire porter nos efforts sur les personnes et les activités en rapport avec la reconstruction. Nous envisageons aussi d’accorder des microcrédits pour permettre aux gens de se remettre au travail. Comme par exemple Shanthi Siriyalatha (voir col. X), que j’ai rencontrée, beaucoup ont perdu leurs moyens de subsistance et ont besoin de capitaux pour remplacer leurs ateliers et leurs outils. »

Pour d’autres gens, c’est leur gagne-pain traditionnel qui a disparu. Certains, par exemple, ont dû s’éloigner de la côte et ont perdu leurs terres. ECLOF envisage de proposer à cette catégorie de gens de nouvelles possibilités de travail : par exemple fabriquer des briques pour les maisons qu’il va falloir reconstruire.

« Certaines des personnes dont nous allons nous occuper seront des clients d’ECLOF, explique Muhungi Kanyoro, mais il y aura aussi de nouveaux contacts. » Il précise que, pour des clients tels que Shanthi Siriyalatha, ECLOF Sri Lanka examinera chaque cas particulier et, le cas échéant, accordera des facilités de remboursement et éventuellement de nouveaux prêts. « Il faut, conclut-il, que les gens aient les moyens de redémarrer. »

Le directeur d’ECLOF International a également expliqué que, compte tenu de l’impact du tsunami sur la mentalité des gens, certains auront du mal à récupérer et à être psychologiquement capables de reprendre le travail. « Il est important d’en être bien conscient, a-t-il expliqué, car ECLOF tient à rester une organisation qui accorde des prêts et non pas des dons. Dans ce sens, avant d’accorder de nouveaux prêts, ECLOF Sri Lanka devra évaluer la capacité des gens à reprendre le travail. »

Au cours de sa visite sur l’île, Muhungi Kanyoro, accompagné de Mme Shanika de Mel, présidente d’ECLOF Sri Lanka, a également eu des conversations avec le pasteur Jayasiri T. Peiris, secrétaire général du Conseil chrétien national de Sri Lanka. Ce dernier lui a expliqué le rôle de ce conseil, qui est un rôle de coordination entre les Eglises. Il a ajouté que, pour lui, ECLOF avait un rôle important à jouer dans les efforts de reconstruction ; il a aussi proposé de mettre les clients d’ECLOF en relation avec la pastorale d’accompagnement des victimes du tsunami, mise en place par les Eglises pour aider les gens à reprendre une vie normale. Il a déclaré qu’il était important d’éviter de placer les victimes du tsunami dans une situation de dépendance

Shanthi Siriyalatha shows Muhungi Kanyoro, director of ECLOF International, (centre) and ECLOF Sri Lanka programme manager Gamini Samarasinghe, her ruined sawing machine, the only thing left of her workshop and its contents after the tsunami. Shanthi Siriyalatha montre à Muhungi Kanyoro, directeur d’ECLOF International (au centre) et à Gamini Samarasinghe, responsable des programmes d’ECLOF Sri Lanka, sa machine à coudre hors d’usage, la seule chose que le tsunami ait laissé de son atelier et de tout ce qu’il contenait.

 

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ECLOF reçoit un visiteur du Brésil


L’évêque Adriel de Souza Maia, président d’ECLOF Brésil (CEADe) et évêque président de l’Eglise méthodiste du Brésil, s’est entretenu avec le directeur d’ECLOF International Muhungi Kanyoro et son collègue membre du personnel exécutif George Petty au cours d’une visite effectuée à Genève au mois d’avril.

L’évêque de Souza a fait part de son intérêt pour les questions ayant trait à l’accès à l’eau propre et a expliqué qu’il faisait lui-même partie d’un groupe ayant rédigé un document de politique générale sur le droit à un accès à l’eau non privatisé.

En réfléchissant à la prochaine Assemblée du Conseil œcuménique des Eglises qui se tiendra à Porto Alegre au début de l’année prochaine, l’évêque a déclaré qu’il espérait que CEADe et d’autres comités régionaux ECLOF joueraient un rôle de premier plan dans la vie de l’Assemblée.

Muhungi Kanyoro a demandé à l’évêque de transmettre les salutations d’ECLOF International à la prochaine Assemblée générale de CEADe. Muhungi et l’évêque se sont mis d’accord sur le fait que, dans la perspective de sa vocation œcuménique et de service vis-à-vis des pauvres dans la société, CEADe devait devenir une institution durable.

George Petty, Bishop Adriel de Souza Maia and Muhungi Kanyoro George Petty, Bishop Adriel de Souza Maia et Muhungi Kanyoro

 
 
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