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New Horizons > Juin 2005New Horizons, the newsletter of the Ecumenical Church Loan Fund

 

 

Des nouvelles des NECS

Cuba accueille des entretiens sur le thème de la microfinance

En décembre dernier, José Luis Pereira Ossio, directeur d’ECLOF Bolivie (ANED), a participé à la septième conférence internationale sur les micro et petites entreprises.

Cette conférence s’est réunie à La Havane, capitale de Cuba. Le thème en était : « La mondialisation des services financiers pour les petites entreprises et ses conséquences pour la lutte contre la pauvreté ». Il y avait plus de 500 participants, les débats ont été très animés. Selon José Luis, on s’est accordé d’une façon générale sur le fait que les institutions de microfinance (MFI) devaient encore mieux s’harmoniser et se compléter avec d’autres facteurs de développement, notamment les gouvernements nationaux.

Dans une intervention faite au cours d’un débat sur le thème « Microfinance, mondialisation et pauvreté », le directeur d’ANED a évoqué la façon dont les pouvoirs financiers et politiques s’impliquaient de plus en plus dans le microfinancement pour le développement. S’adressant à l’auditoire, il a déclaré que le modèle actuel révélait une série de facteurs et de phénomènes ayant amené la création d’institutions qui, du point de vue financier, peuvent être considérées comme des réussites, mais qui, sur le plan social et économique, n’ont qu’un effet limité pour des groupes d’un grand niveau de pauvreté. L’expression « industrie de la microfinance », a-t-il ajouté, fait référence à un concept global dans lequel sont reproduites les relations inégales qui sont celles des pays entre eux. Cela vaut également pour l’inefficacité des modèles de développement économique qui fonctionnent exclusivement selon les lois du marché.

Nomination
Parallèlement à cette conférence internationale à Cuba se tenait l’assemblée du réseau d’institutions financières alternatives en Amérique latine (INAFI-LA). José Luis Pereira y a été nommé secrétaire du conseil d’administration. L’INAFI-LA réunit 17 institutions de microfinance implantées dans divers pays d’Amérique latine.

José Luis Pereira Ossio (left) in discussion with ECLOF International Director Muhungi Kanyoro, on a recent visit to Geneva.

José Luis Pereira Ossio (à gauche) en conversation avec Muhungi Kanyoro, directeur d’ECLOF International, lors d’une récente visite à Genève.

 

 

 

 

 

Up

ECLOF Bolivie (ANED) communique :

Nous avons le regret d’annoncer le décès accidentel de Javier Flores, responsable du bureau de notre succursale de Tupiza-Potosi. Il est décédé le 27 décembre de l’année derbupre. La perte de ce collègue et ami nous amène à réfléchir profondément sur l’engagement de tous les membres du personnel d’ECLOF, et sur les risques encourus dans l’exercice de leur activité en zone rurale. Javier croyait en une société meilleure et plus juste. En hommage sincère à sa mémoire, nous redisons notre engagement vis-à-vis d’ANED et du rôle que cette institution doit jouer dans le développement des plus pauvres.

ECLOF International présente ses sincères condoléances à la famille de Javier Flores et à ses collègues d’ANED.

Up

Travailler à moto

Horizons parle régulièrement de l’utilisation croissante des motos dans les comités nationaux ECLOF. Ici, des collègues du Kenya disent comment leur travail a bénéficié de l’introduction des déplacements sur deux roues.

Nos clients vivent essentiellement en zone rurale, dans des endroits qu’on ne peut atteindre que par des pistes non goudronnées. Par mauvais temps, le déplacement en moto est pratiquement la seule solution.

La moto a également d’autres avantages comme l’indiquent les chiffres. Notre succursale de Meru s’occupe actuellement de 1605 clients appartenant à un total de 118 groupes. En se servant d’une moto, un agent chargé de traiter les questions de crédit visitera cinq groupes par jour, chaque groupe ayant en moyenne quinze emprunteurs. Ce qui signifie que l’un de nos employés pourra rencontrer au moins 75 clients par jour, ce qui permet de suivre plus facilement l’évolution des groupes. Et les groupes savent que le représentant d’ECLOF viendra à l’heure sans subir les retards dus aux transports en commun.

L’utilisation d’une moto permet également de voir davantage de clients individuels. Ainsi, un de nos agents pourra faire jusqu’à 30 visites d’évaluation en une journée.

Avec un plus grand nombre de visites, davantage de personnes pourront bénéficier d’un prêt ECLOF.

Surprise
Si un agent ECLOF va voir ses clients en voyageant par le bus, tout le monde saura quand s’attendre à son arrivée. Le déplacement en moto permet une plus grande flexibilité et des visites « surprise », ce qui, selon notre expérience, est essentiel pour pouvoir suivre efficacement les résultats d’un client.

Nous nous sommes également rendu compte que le fait d’utiliser une moto permettait de repérer plus aisément les débiteurs défaillants et de les aider à débrouiller leurs problèmes de remboursement. Nous arrivons parfois à retrouver des gens jusque dans une maison isolée, ce qui ne serait pas possible si nous ne dépendions que des transports en commun.

Lorsqu’un groupe connaît des difficultés de remboursement, il est parfois préférable que deux agents aillent traiter la question ensemble. Une moto facilite les choses puisque le deuxième agent n’a qu’à sauter sur le siège arrière, ce qui n’entraîne pas de frais supplémentaires. En outre, dans le cas de visites d’information et de promotion, deux agents se déplaçant ensemble dans un secteur peuvent être beaucoup plus performants qu’une seule personne voyageant par le bus.

Tout cela est un signe pour les clients d’ECLOF, cela indique que nous sommes une organisation sérieuse et efficace avec laquelle il vaut la peine d’entrer en relations d’affaires.

Peter Mutuma (by motorcyle), ECLOF Kenya credit officer in Meru, about 300 kms from Nairobi, with some of his clients from the Kawira Solidarity Group at their shop. Peter comments, "One thing I really appreciate about using the motorbike is my ability to reach marginalized communities. Due to their inaccessibility, they would not otherwise receive microcredit services. A case in point is a group of small-scale wheat producers. Now they have received microcredit loans, their incomes have significantly increased."


Peter Mutuma (à côté de la moto), gestionnaire de crédits ECLOF à Meru, à environ 300 km de Nairobi, en compagnie de quelques-uns de ses clients du groupe de solidarité Kawira, devant leur magasin. Peter fait ces commentaires : « Ce que j’apprécie vraiment dans l’utilisation d’une moto, c’est que je peux aller voir des groupes marginalisés. Comme ils sont inaccessibles, ils ne pourraient pas autrement obtenir des services de microcrédit. Par exemple, un groupe de petits producteurs de blé : après avoir obtenu des microcrédits, ils ont vu leurs revenus augmenter de façon substantielle. »

Enoka Tunya (left), ECLOF credit officer in the town of Eldoret, at the welding shop of his client, Morris Onyango, who is a member of the Ua La Kondeni Solidarity Group.


Enoka Tunya (à gauche), gestionnaire de crédits ECLOF dans la ville d’Eldoret, ici dans l’atelier de soudure de son client, Morris Onyango, membre du groupe de solidarité Ua La Kondeni.

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Nouveaux visages à ECLOF International

Quelqu’un déjà bien connu de la famille ECLOF a rejoint l’équipe internationale de Genève: Joy Cadangen Lumbag, ex-membre du Conseil international, est notre nouvelle directrice des finances. Joy, anciennement trésorière d’ECLOF Philipppines, fait partie du peuple autochtone des Igorots des Cordilleras aux Philippines. Joy est diplômée en comptabilité et gestion d’entreprise. Elle a à son actif une vaste expérience dans le domaine de la microfinance. Elle a été responsable des finances pour le Diocèse épiscopal des Philippines (région Nord et Centre) et directrice de la Fondation de retraite de son Eglise.
Paul: Photo story of Nejib Ababor and Joy Candangen Lumbag to go in around here: We are asking Perrine to send the photo (digital) to you. Text to go with photo to read:
Passation des pouvoirs entre l’ancienne directrice financière d’ECLOF International, Nejib Ababor, et Joy Candangen Lumbag. Depuis l’époque où elle a rejoint l’organisation il y a neuf ans, Former ECLOF International finance manager Nejib Ababor hands over his responsibilities to Joy Candegan Lumbag. Nejib has overseen major changes in the tranformation of ECLOF finances, accounting, monitoring and reporting since joining the organization some nine years ago. ECLOF appreciates the dedication and professional manner with which Nejib has handled his responsibilities, and wishes him well in his future career.

Nejib a supervisé pour ECLOF de grands changements au niveau des finances, de la comptabilité, du suivi et des rapports. ECLOF a grandement apprécié l’engagement et le professionnalisme avec lesquels Nejib a assumé ses responsabilités et lui souhaite plein succès pour la poursuite de sa carrière.

Former ECLOF International finance manager Nejib Ababor hands over his responsibilities to Joy Candegan Lumbag. Nejib has overseen major changes in the tranformation of ECLOF finances, accounting, monitoring and reporting since joining the organization some nine years ago. ECLOF appreciates the dedication and professional manner with which Nejib has handled his responsibilities, and wishes him well in his future career.

Perrine BellEn avril, Perrine Bell est entrée en fonction comme assistante de direction auprès d’ECLOF International où elle est, entre autres, responsable de la production du journal et du rapport annuel. Perrine est anglo-française de naissance et a bénéficié d’une éducation multiculturelle en Afrique, en Angleterre et en France. Elle est bilingue anglais/français et écrit et parle l’espagnol. Perrine a passé son enfance en Afrique de l’ouest, et suivi des études en communication et diplomatie en Angleterre. Elle est titulaire d'un Master en relations internantionales,, d'un diplôme de formatrice en communication et d'un Bachelor of Arts (Hons) en communication. Elle a travaillé et habité de nombreuses années à l’étranger, entre autres pour ‘Médecins sans frontières’ comme administrateur terrain. Elle a en outre occupé plusieurs postes de communication au sein d’organisations internationales à Genève.

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Jérôme Michel ClarkJérôme Michel Clark est le nouveau directeur exécutif d’ECLOF Côte d’Ivoire. Il a pris ses fonctions en septembre dernier. Il est titulaire d’un diplôme de gestion de l’Université du Kansas (Etats-Unis). En préparant ce diplôme, il s’est spécialisé dans le domaine des finances et de la comptabilité. Avant de venir travailler à ECLOF, il était chef comptable chez Cargill West Africa S.A. qui, sur le plan international, est fournisseur de produits alimentaires et agricoles, et prestataire de services en maîtrise des risques. Auparavant, Jérôme Michel Clark s’était également occupé de formation et d’évaluation d’institutions de microfinance, parmi lesquelles ECLOF Côte d’Ivoire. Il est membre actif de la communauté des hommes d’affaires du Plein Evangile.

 

 

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ECLOF Uruguay
Des membres du conseil nommées à des postes de haut niveau

Alicia MelgarLe gouvernement uruguayen vient de nommer à la tête de l’Institut national des statistiques Alicia Melgar, qui a été membre du conseil d’administration d’ECLOF Uruguay (FEDU). Il s’agit d’une économiste de premier plan. Sa nomination, qui n’est pas d’ordre politique, est la reconnaissance de ses compétences. Alicia Melgar a siégé au conseil de FEDU dès les origines. Elle a achevé son mandat fin 2004.

 

 

Celia Barrato

Celia Barrato, qui est entrée fin décembre au conseil d’administration de FEDU, a été nommée directrice du LATU (Laboratoire technologique d’Uruguay). Créé en 1965, le LATU associe les secteurs privé et public en vue du développement de technologies nouvelles et de l’amélioration de la qualité et de la commercialisation de produits grâce à l'établissement d’alliances en Amérique du Sud et en Amérique centrale.

 

ECLOF International adresse ses félicitations à Alicia et à Celia pour ces importantes nominations et leur transmet tous ses vœux dans leur nouveau cadre de travail.

 

 

Un nouveau président

Mario GarcíaMario García a été nommé président de FEDU. Il était entré pour la première fois au conseil d’administration de cet organisme en 1999, en qualité de représentant de l’organisation commerciale uruguayenne Servicio Ecuménico Solidario (SES), qui soutient des coopératives et des groupes solidaires dans la recherche de solutions dans les domaines de la santé, du logement, de l’alimentation et de l’emploi. Mario García a fait partie de l’équipe de gestion du SES depuis 1998 et il a été chargé d’évaluer les besoins des groupes et des coopératives en matière d’administration de comptabilité.

 

 

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Rencontre avec le personnel d’ECLOF

Au cours d’une récente visite à ECLOF Equateur, et pour le compte d’Horizons, George Petty, membre exécutif d’ECLOF International, a interviewé Nelly Abara, du bureau d’ECLOF à Quito. Comme beaucoup d’autres femmes, elle doit concilier un travail exigeant avec ses responsabilités de mère de famille, mais elle trouve tout de même le temps de voir les choses en grand.

ECLOF staff member Nelly Abara visits some of her clients on their broccoli farm.Nelly Abara, membre du personnel d’ECLOF, visite quelques clients sur leur exploitation de brocolis.

 

 

 

 

 

 

Horizons : D’où êtes-vous originaire, Nelly ?

Nelly Abara : De la ville de Riobamba, capitale de la province du même nom. La ville compte environ 250 000 habitants. Cette province détient le plus fort pourcentage de population autochtone de tout le pays. L’agriculture y est l’activité principale. En dehors des services publics, il n’y pas beaucoup de travail à Riobamba. C’est pourquoi tant de gens vont chercher du travail ailleurs.

H : C’est pour cela que vous êtes venue à Quito ?

NA : Oui. J’ai passé mes examens universitaires et de troisième cycle à Riobamba. Après cela, et malgré mes diplômes, j’ai eu du mal à trouver du travail parce que je n’avais pas d’expérience. Alors, j’ai étudié la gestion et j’ai été embauchée dans une société de transport de produits pétroliers. Mais j’avais vraiment envie de travailler pour une organisation qui ne mettrait pas le profit au premier rang de ses préoccupations. J’ai fini par entrer dans une coopérative financière. C’est à cette époque que je me suis mariée et que j’ai eu deux enfants. Je travaillais à deux heures de Quito où mon mari avait son travail. Finalement, j’ai quitté cette coopérative pour rejoindre mon mari et les enfants à Quito. J’ai trouvé un autre emploi dans une coopérative. C’est de là que je suis allée à ACJ (Association de jeunesse chrétienne), puis à ECLOF Equateur.

H : Comment avez-vous fait pour les enfants pendant toute cette période ?

NA : Il n’est pas facile de travailler et d’être mère de famille. Nous étions aidés à la maison, mais c’est aussi une source de problèmes. J’aime mon travail, je veux travailler de façon professionnelle, mais c’était une situation difficile. C’est compliqué de trouver un équilibre entre le foyer et les responsabilités professionnelles.

H : Et aujourd’hui, cela va mieux ?

NA : Oui, mes beaux-parents nous aident. Nous avons emménagé dans leur quartier. C’est bien, surtout pour les enfants. Ils sont plus heureux et nous n’avons plus à nous inquiéter pour eux.

H : Depuis quand êtes-vous à ECLOF, et qu’y faites-vous ?

NA : J’y travaille depuis octobre 2003, je suis directrice des projets, mais je touche un peu à tout. Je gère le portefeuille, je contrôle les prêts, je m’occupe du budget, etc. J’apprécie ce travail parce qu’il est varié. J’aime bien les relations avec les clients, il est très satisfaisant de constater les progrès qu’ils font. L’activité principale d’ECLOF Equateur, ce sont les prêts, nous nous y consacrons en priorité. Mais, à l’avenir, j’espère que nous pourrons également mettre en place des services non financiers. Les clients nous le demandent et, plutôt que de les envoyer ailleurs, nous pourrions avoir une base de données de fournisseurs de services auxquels nous adresserions des clients, moyennant une commission.

H : Qu’est-ce qui est le plus difficile dans votre travail ?

NA : Nous travaillons en équipe, mais nous pourrions parfois mieux planifier ensemble. Nous sommes si peu nombreux que nous n’avons pas toujours le temps de le faire. Nous sommes aussi dans une période de transition, avec l’arrivé de nouveaux collègues. Il y a également un problème d’arriérés. Plus les prêts sont anciens, plus il est difficile de les recouvrer. Les choses n’avancent pas vite sur le plan juridique.

H : Mais vos arriérés ont diminué !

NA : C’est exact, et je vois quelquefois le temps que je passe à récupérer des anciens prêts en me demandant si ça en vaut la peine. Mais pour poursuivre notre croissance, nous avons besoin du capital bloqué dans les arriérés tout autant que de nouveaux revenus.

H : Je crois savoir que vous venez d’être nommée dans une institution nommée RFR (Réseau financier rural). De quoi s’agit-il ?

NA : Le RFR est un organisme autoréglementé, au sein duquel je représente ECLOF. Il s’agit d’une association d’institutions de microfinance (MFI) et de coopératives qui ne sont pas réglementées par la banque centrale. On y travaille sur des questions de transparence, de formation, de croissance des organisations membres, et de fourniture aux membres de logiciels d’indicateurs financiers.

H : Le RFR vous permet-il de rencontrer des gens appartenant à d’autres MFI ?

NA : Oui, il y a des clients que j’ai rencontrés grâce au RFR (ce sont des clients institutionnels). Il est vraiment très utile de rencontrer les autres. On voit qu’on n’est pas seul. On peut conclure des alliances. En fait, ECLOF Equateur a pu se faire plusieurs autres relations grâce au RFR. Avant, nous n’étions pas très connus, maintenant nous le sommes ! Le RFR nous a également permis d’entrer en relation avec des organismes extérieurs à notre pays, par exemple la Banque interaméricaine de développement (www.iadb.org) et Microfinance Information eXchange (www.temix.org).

H : Comment voyez-vous l’avenir d’ECLOF Equateur ?

NA : Il existe un grand nombre de possibilités et de projets pour de nouveaux produits. Je pense que nous allons progresser jusqu’à un portefeuille de 14 millions de USD. Nous pourrions devenir une institution financière réglementée et accueillir l’épargne. En Equateur, c’est le degré juste avant celui d’une banque. Nous avons la capacité de nous développer et de devenir vraiment importants. De toute évidence, nous aurons besoin pour cela de plus d’argent et d’un soutien accru de la part d’ECLOF International, ainsi que d’un bon comité directeur.

H : Pour ECLOF Equateur, quelle est la signification de ses relations avec ECLOF International ?

NA : Pour nous, c’est une force. Cela nous aide à nous développer. Nous voyons que nous faisons partie d’une famille mondiale, avec une mission et une vision communes. Cela nous aide à renforcer nos relations. Votre présence ici est très importante, cela me permet de dire à nos clients que nous faisons partie d’un réseau mondial.


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  La présidente de COFEP lance un appel en faveur du renforcement des liens avec la famille ECLOF

Dès son entrée en fonction en tant que présidente d’ECLOF Colombie (COFEP) en mars 2003, Ann Sofia Franky Silva s’est attachée à mettre en œuvre une nouvelle stratégie destinée à rendre l’organisation financièrement viable. COFEP avait été confrontée à un certain nombre de difficultés et une réforme s’imposait. De nouveaux membres du conseil et de nouvelles institutions membres ont été nommés, y compris une nouvelle directrice, Maria Victoria Aguirre, dès décembre 2004. Cette nouvelle stratégie a été mise en œuvre et l’éventualité d’un soutien additionnel de la part d’ECLOF International est en cours de discussion.

C’est donc dans ce contexte qu’Ana Sofia a lancé un appel en faveur du renforcement des liens unissant COFEP au reste de la famille ECLOF. Elle est d’avis que cela est nécessaire si COFEP doit poursuivre son travail d’assistance au développement de communautés pauvres qui, depuis plus de 20 ans, font confiance à ECLOF.

La présidente de COFEP est diplômée en gestion d’entreprise et a une longue carrière à son actif, essentiellement dans le domaine de la gestion des risques inhérents au crédit pour le compte de diverses institutions financières en Colombie.

Ana Sofia Franky Silva est membre du comité directeur et du comité des finances de ‘Women's World Banking Colombia’ depuis 2002. Au cours des cinq dernières années, elle a également travaillé en tant que consultante indépendante pour de petites et moyennes entreprises. Elle est par ailleurs consultante auprès d’une institution nationale de fonds de garantie rattachée au ministère colombien du Développement.

On a visit to ECLOF Colombia (COFEP), George Petty (back row, centre), executive staff member of ECLOF International, met the new COFEP president, Ana Sofia Franky Silva (back row, fourth from right) and the new COFEP director, Maria Victoria Aguirre, (back row, fourth from left), together with the staff team. Also in the photograph is COFEP board member, Enna Sofia Lemus Cañon (back row, third from left).

A l’occasion d’une visite à ECLOF Colombie (COFEP), George Petty (au fond au centre), membre du personnel exécutif d’ECLOF International, a rencontré la nouvelle présidente de COFEP, Ana Sofia Franky Silva (rang du fond, quatrième en partant de la droite) et la nouvelle directrice de COFEP , Maria Victoria Aguirre, (rang du fond, quatrième en partant de la gauche), ainsi que l’ensemble du personnel. Egalement sur la photo: Enna Sofia Lemus Cañon (rang du fond, troisième en partant de la gauche), membre du Conseil de COFEP.

Maria Victoria AguirreLa nouvelle directrice d’ECLOF Colombie (COFEP), Maria Victoria Aguirre, est titulaire de nombreux diplômes dans le domaine des finances et du microcrédit, parmi lesquels un diplôme de troisième cycle. Elle travaille dans le milieu bancaire de Colombie depuis 1991. Juste avant d’entrer à COFEP, Maria Victoria offrait ses services en tant que consultante à de petites et moyennes entreprises. Elle était également consultante auprès du gouvernement colombien pour le ministère du Développement économique.

 

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Discussions équatoriennes

Jorge Salinas (right), Executive Director of ECLOF Ecuador, and Manuel Quintero, communications director of the Latin American Council of Churches ( CLAI), during a visit by ECLOF international to their two organizations. During the meeting, ECLOF and CLAI representatives discussed their respective activities and exchanged views about areas where they could work more closely together. Since this meeting, Manuel Quintero has been appointed the new director of Frontier Internship for Mission, which is based at the Ecumenical Centre in Geneva, Switzerland.

Jorge Salinas (à droite), directeur exécutif d’ECLOF Equateur, et Manuel Quintero, responsable de la communication Conseil des Eglises d’Amérique latine (CLAI), lors d’une visite d’ECLOF international à ces deux organisations. Au cours de cette rencontre, des représentants d’ECLOF et du CLAI ont discuté de leurs activités respectives et échangé des points de vue sur des domaines où ils étaient susceptibles d’intensifier leur collaboration. Depuis cette rencontre, Manuel Quintero a été nommé directeur de l’organisation Frontier Internship in Mission, basé au Centre œcuménique de Genève, Suisse.

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Planifier l’avenir

Nils-Gunnar Smith, microfinance adviser at the Church of Sweden and member of ECLOF's International board and executive committeeEn mars de cette année, M. Nils-Gunnar Smith, conseiller en microfinance auprès de l’Eglise de Suède et membre du conseil et du comité exécutif d’ECLOF International, a rendu visite à trois comités nationaux ECLOF (CNE) au Kenya, en Ouganda et en Zambie. Il a eu divers entretiens à propos des défis et occasions qui se présentent à ECLOF.

Après cette visite, Nils-Gunnar Smith s’est déclaré très touché par l’accueil chaleureux qui lui a été réservé dans ces trois pays. Cet accueil, et ses divers entretiens et rencontres avec des responsables, membres du personnel et clients ECLOF, lui ont donné de bonnes raisons d’être fier de faire partie de la famille ECLOF.

Les sujets abordés par Nils-Gunnar Smith et ses collègues incluaient les thèmes suivants:

  • Comment améliorer la récupération des prêts
  • Mobiliser des fonds : comment les CNE peuvent-ils augmenter leur capital à partir de ressources locales, en plus de celles qui proviennent de ECLOF International ?
  • Les CNE sont en train de devenir des institutions de microfinance (MFI) réglementées et la nouvelle législation bancaire concernant les MFI, entrée en vigueur en Ouganda, sera bientôt probablement mise en œuvre au Kenya, puis en Zambie : que faut-il en penser ?
  • Les exigences auxquelles les nouvelles MFI doivent se plier, p.ex. le fait de dépendre d’actionnaires et de devoir trouver des actionnaires;
  • Le développement du potentiel local, la formation du personnel et la manière de garder le personnel formé au sein de la famille ECLOF;
  • La gestion efficace des risques face au VIH/sida et comment développer des programmes de crédit propres à répondre aux besoins des personnes infectées et affectées.

Toutes ces questions et bien d’autres seront abordées dans la planification stratégique ECLOF 2005/2009. Elles font actuellement l’objet de discussions à l’occasion des colloques, ateliers régionaux et visites organisés par le secrétariat international.

 
 
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