Site de la Fondation Oecuménique de Crédit

English    Español    Deutsch
Recherche 
[ Login ]

 A PROPOS DE ECLOF COMMENT NOUS OPERONS PRODUITS CREDITS RESEAU ECLOF CLIENTS PARTENAIRES CONTACT HORIZONS
   
 

New Horizons > Juin 2005New Horizons, the newsletter of the Ecumenical Church Loan Fund

 


Capacity building

L’ART d’optimiser

Tissa Jayawardena, responsable de projet pour ECLOF Sri Lanka, a participé à un atelier de trois semaines sur “L’ART d’optimiser la microfinance » (Advanced Reflective Training). Horizons a demandé à Tissa de partager avec nous son expérience et ce qu’il a appris.

L’atelier a commencé à Madurai, Inde, et s’est poursuivi à Dhaka, Bangladesh, afin de permettre aux participant(e)s d’étudier le microcrédit dans différents contextes.
L’organisatrice du cours était la Fondation pour le développement de l’action humaine (DHAN), agence professionnelle de développement indienne. Au programme:

  • Le contexte de la microfinance pour les pauvres en zone rurale
  • Organiser ce qui ne l’est pas, en vue de la microfinance
  • Modèles organisationnels pour l’optimisation de la microfinance
  • Optimisation des programmes de microfinance
  • Microfinance et réduction de la pauvreté
  • Microfinance et promotion des sources de revenus
  • Technologie de l’information pour la microfinance

Dans ce contexte, "optimiser" signifie atteindre un grand nombre de personnes en fournissant des produits de plus grande qualité, et ce sur une zone géographique plus large, de façon plus équitable et sur une base durable. Il est vraiment indispensable d’optimiser la microfinance pour toucher le nombre considérable de pauvres à travers le monde qui ont besoin d’un microcrédit.

Prêter aux pauvres
Nous avons évoqué le fait que les institutions de microfinance (MFI) doivent prendre conscience que l’argent prêté aux pauvres n’est pas toujours utilisé pour servir l’objectif pour lequel il a été prêté. Il arrive que des prêts soient détournés à d’autres fins. La raison en est la suivante: bien souvent, les pauvres doivent convertir en espèces ce qu’ils possèdent, y compris des biens de première nécessité, afin de se procurer de la nourriture ou de satisfaire d’autres besoins quotidiens fondamentaux. C’est ainsi que, lorsque de l’argent liquide entre dans un ménage, il se pourrait bien qu’il soit dépensé pour répondre à des nécessités élémentaires de survie plutôt que pour financer le développement d’une affaire commerciale. Il importe donc d’étudier la situation de toute famille sollicitant un prêt avant de lui accorder un microcrédit. Après quoi, le cas échéant, le crédit peut être consenti, et parfois les termes du prêt peuvent combiner différents postes de dépenses: des prêts à la consommation/pour générer des revenus/pour entreprendre/à des fins agricoles/ou générales (habitat, p.ex.).

Epargne
L’atelier a examiné les plans d’épargne proposés par les MFI. L’épargne peut s’avérer particulièrement utile aux pauvres puisqu’elle les aide à gérer leurs dépenses sur un certain laps de temps et à faire appel à un revenu passé ou à des gains en perspective, en particulier si le revenu actuel est bas ou inexistant.

Suivi
De retour à ECLOF Sri Lanka, j’ai fait diverses suggestions à mes collègues sur différentes manières d’optimiser notre portefeuille. Entre autres: diversifier les types de prêts que nous proposons, offrir des prêts de capitaux produisant un plus fort rendement à des micro-entrepreneurs qualifiés susceptibles de créer des emplois dans leur communauté. J’ai également suggéré qu’ECLOF Sri Lanka accorde des prêts saisonniers à ses clients, et ce indépendamment de prêts déjà en cours, mais à condition que les clients concernés aient donné satisfaction par le passé. J’ai par ailleurs recommandé d’organiser des ateliers régionaux à l’intention des clients de zone rurale.

Utilisé avec la permission de Geert van Maanen -

Le microcrédit: instrument commercial pour des transactions saines ou instrument de développement ?
Ceux qui se trouvent au sommet de la pyramide reçoivent des prêts plus importants, tandis que ceux qui se situent à la base bénéficient de prêts plus modestes.

Lorsqu’il se concentre sur les pauvres de zones rurales, le microcrédit se doit de favoriser le passage

  • d’une activité de survie à une activité d’entreprise
  • de prêts pour les pauvres à des prêts pour entreprises
  • du capital destiné à la consommation au capital produisant un rendement
  • de la microfinance à la finance du développement.

Up

Formation au Ghana

Finance

Ben R.N. Mbai Un atelier de formation organisé par ECLOF, et s’adressant à des managers, des responsables financiers et des gestionnaires de crédit, s’est déroulé à Accra, Ghana, fin 2004. Cet atelier était animé par Ben R. N. Mbai des ‘MNA Business Advisory Services’ de Nairobi, Kenya. C’était la deuxième fois que M. Mbai intervenait dans les programmes de formation à l’attention du personnel d’ECLOF.

Ont participé à cet atelier: des membres de sept comités nationaux africains d’ECLOF, aux côtés de membres du personnel d’ECLOF des Philippines et de l’Inde, et du directeur financier d’ECLOF International, Nejib Ababor.

Les participant(e)s ont déclaré avoir trouvé cette semaine de formation très bénéfique pour leur travail et s’apprêtent à mettre immédiatement en pratique ce qu’ils ont appris.

Pour clore cet atelier, M. Mbai a formulé quelques recommandations à l’intention d’ECLOF International, afin de garantir un effet maximal aux résultats de la formation :
• Suivre au niveau institutionnel la mise en pratique de ce que les participants ont appris aux cours individuels ainsi que l’impact de la formation.
• Encourager les participants à transmettre leurs connaissances à d’autres collègues d’ECLOF.
• Evaluer les besoins en formation grâce à un processus structuré.
• Fournir régulièrement, dans ce monde de la microfinance à croissance rapide et dynamique, des occasions d’apprentissage à l’ensemble du personnel d’ECLOF.
• Elaborer un programme de formation structuré qui fera partie intégrante du développement institutionnel d’ECLOF.

Financial training workshop participants.

Participant(e)s à l’atelier sur la formation financière.

Up

Feed-back

Lindsay SathyanesanTous les membres du personnel d’ECLOF ayant participé à l’atelier sur les finances organisé au Ghana ont rempli un questionnaire à titre de feed-back. Dans ses réponses, Lindsay Sathyanesan, d’ECLOF Inde, a précisé qu’avec ce qu’il avait appris dans le cadre de cet atelier il pensait qu’ECLOF Inde était désormais mieux à même d’affronter la question des “crédits non remboursés”, même si ECLOF Inde avait d’ores et déjà mis au point un plan pour augmenter les revenus globaux et réduire les dépenses.

Lindsay est également d’avis que la méthodologie actuelle d’ECLOF Inde en matière de procédure d’octroi de prêts pourrait être simplifiée. Il a ajouté avoir apprécié que d’autres collègues d’ECLOF ayant participé à l’atelier aient fait des comptes rendus sur des produits novateurs et répondant à la demande introduits dans des pays tels que le Kenya, les Philippines et le Zimbabwe.

Up

Formation des membres du conseil

Les membres du conseil d’ECLOF Ghana ont participé à une formation d’une journée sur le rôle du conseil et les responsabilités de ses membres. Ce programme était proposé juste après l’atelier de formation financière.

Le conseil d’ECLOF Ghana compte 15 membres, dont neuf femmes. Six organisations liées aux Eglises y sont représentées. Il y a trois représentant(e)s du Conseil chrétien du Ghana, et six membres en provenance d’organisations non gouvernementales concernées par la microfinance et de diverses organisations féminines de développement. L’impact potentiel de la formation donnée au Ghana a été multiplié puisque des partenaires et des membres du personnel d’ECLOF en ont bénéficié et pourront, à leur tour, transmettre à leur propre organisation ces connaissances nouvellement acquises.

ECLOF Ghana board members include 1. Anna B. Nettey, 2. Jervis Djokoto, 3. Albert Essamuah, 4. Celeste Krahene Williams, 5. Florence Kyei-Kwakye, 6. Seth Appeadu Mensah (President), 7. Clara Fosu, 8. Beatrice Bernice Boateng, 9. Gladys A. Brobbey.

Membres du conseil d’ECLOF Ghana:
1. Anna B. Nettey, 2. Jervis Djokoto, 3. Albert Essamuah, 4. Celeste Krahene Williams, 5. Florence Kyei-Kwakye, 6. Seth Appeadu Mensah (President), 7. Clara Fosu, 8. Beatrice Bernice Boateng, 9. Gladys A. Brobbey.
Egalement sur la photo: 10. Mbai Ben (consultant), 11. Nejib Ababor (ECLOF International).

Up

Lutte contre le défaut de paiement: la méthode zambienne

Jane Ogutu, directrice de la succursale de Meru d’ECLOF Kenya (KECLOF), a appris comment une institution de microfinance (MFI) de Zambie a réduit son niveau d’arriérés, par un processus connu dans le milieu de la microfinance sous l’appellation de “gestion de la défaillance commerciale”.

L’Association de crédit pour l’Afrique rurale et agricole (AFRAC), dont KECLOF est membre, a organisé et financé en partie la visite de Jane Ogutu en Zambie pour le développement du potentiel local – une des expériences d’apprentissage par l’échange que l’AFRAC facilite chaque année.

Jane a rendu visite au ‘Micro Bankers Trust’ constitué en 1996 et servant d’intermédiaire au gouvernement zambien pour consentir des prêts aux MFI. Ce trust a acquis un certain degré de maîtrise dans la lutte contre la défaillance commerciale, et ce grâce aux partenariats positifs qu’il a établis avec des groupes de solidarité et leurs membres bénéficiant de crédits. Cette relation a permis d’obtenir une formation de grande qualité alliée à un excellent développement du potentiel des membres et responsables du groupe.

A l’occasion de sa visite au trust, Jane Ogutu a également pu comprendre comment celui-ci s’était attaqué au problème des taux de défaillance par le biais d’une approche participative au niveau de l’évaluation des candidats à un prêt. Le trust exige que des économies soient fournies contre nantissement et garde 20% de l’épargne du groupe pour compenser d’éventuels manquements aux obligations de remboursement. Les emprunteurs doivent déposer des biens en nantissement et le trust en prend possession si le remboursement n’a pas lieu. Le trust s’est aperçu qu’un suivi approfondi et régulier des clients contribuait à minimiser le taux de défaillance.

 
 
Up
 
English     Español    Deutsch

 Copyright 2003 ECLOF     www.eclof.org     email: info"at"eclof"dot"net