Au cours de sa visite au Malawi, Nils a visité différents
projets et groupes. Sur la photo, on voit les membres du
Nchima Cluster, composé de cinq groupes différents
de solidarité communautaire, lui donner la bienvenue.
Les membres de ces groupes sont impliqués dans des
micro-entreprises variées, travaillant par exemple
dans l'achat et la vente de produits agricoles et de comestibles
en général. Certains membres ont aussi leur
boucherie, leur salon de beauté ou de coiffure.
Deux des cinq groupes du Nchima Cluster ont reçu
leur premier prêt ECLOF en janvier de cette année
afin d'augmenter leur capital de base.
Ils ont sollicité une demande de prêt après
avoir entendu des amis parler d'ECLOF. Ces groupes ont alors
rapidement pris contact avec ECLOF et ont suivi une formation
en dynamique de groupe et en principes élémentaires
de gestion d'entreprise.
Les membres du Nchima Cluster travaillent dur et s'efforcent
d'améliorer leur niveau de vie. Tous les groupes se
réunissent durant la période de remboursement
du prêt.

Le personnel et les membres du Conseil
d'ECLOF Malawi accompagnant Nils-Gunnar Smith.
La photo montre aussi Mme
Cecilia Zalengera ( première à gauche) ,
Présidente du Groupe Solidaire de la Communauté Nsikizi,
l'un des cinq groupes composant le Nchima Cluster, saluant
le membre du Conseil d'ECLOF Malawi, Hastings Chunga (en
veste) et Vincent Ngwira, Président du Conseil.

( de gauche à droite: Emanuel
Mlaka; Hastings Chunga; Pasteur David Mussa (membres du
Conseil); Dean Mushani (Comptable), Vincent Ngwira (Président
du Conseil); Nils-Gunnar Smith.
L'Arménie et la législation
sur la micro-finance
Des experts dans la pratique et la législation
des micro-finances se sont réunis pour discuter
de la meilleure manière d'élaborer la réglementation
légale des institutions micro-financières
en Arménie.
Ce thème était inscrit en priorité à l'ordre
du jour de la dernière réunion d'une table-ronde
en Arménie organisée à l'initiative
du Programme de Formation et d'Accompagnement des Institutions
Financières Bancaires et Non-Bancaires et à laquelle
ont participé des membres de différentes
organisations micro-financières d'Arménie,
y compris ECLOF..
La table ronde s'est tenue en juin au bureau d'ECLOF Arménie à Yerevan.
Armen Tamazyan et David Sargsyan, membres de la délégation
Arménienne juste de retour du Second Forum sur la
Politique des Nouveaux États Indépendants
concernant la Législation et la Réglementation
Micro-Financière qui venait d'avoir lieu à Cracovie
en Pologne, ont ouvert la discussion sur les prochains
développements à réaliser concernant
la réglementation légale des institutions
micro-financières en Arménie. Les participants étaient
tous d'accord sur la nécessité d'apporter
des changements, mais les opinions différaient sur
le point d'estimer si les lois et décrets en place
devaient être revus ou bien si une loi nouvelle s'imposait.
La table ronde s'est mise d'accord pour charger une commission
de travail composée de représentants des
institutions micro-financières, d'autorités
gouvernementales et d'experts indépendants des travaux
préliminaires en vue de créer un environnement
légal plus favorable et plus sûr pour les
activités micro-financières en Arménie.
IFD
Les participants ont aussi parlé de ce qui est
connu comme l'organisation professionnelle des Institutions
Financières de Développement (IFD), et ont établi
les tâches fondamentales dont elle devra se charger.
Les directeurs des IFD ont participé à la
table ronde et une première version des statuts
de l'organisation professionnelle a été distribuée
aux membres de la réunion. Cette première
version sera débattue lors de la prochaine table
ronde une fois que les assistants auront eu largement le
temps de l'étudier en détail.


Nouveau Directeur en Uruguay
Claudia Fiorella a été nommée
Directrice Exécutive d' ECLOF Uruguay.
Claudia, membre de l'Église Catholique, vient du
secteur comptable et bancaire. Elle a aussi travaillé comme
consultante dans plusieurs organisations non-gouvernementales.
Pendant cinq ans, jusqu'en 2002, Claudia était
employée dans une banque uruguayenne associée
au Crédit Agricole de France. Elle s'est spécialisée
dans les politiques et procédures de micro-crédit
et de crédit commercial.
Depuis 1997, Claudia est enseignante et tutrice pour les étudiants
en thèse à l ‘Université de la
République du Paraguay. Elle est sur le point de
terminer une maîtrise en administration qui, selon
Claudia, l'aidera beaucoup dans sa tâche de promouvoir
la croissance d'ECLOF Uruguay.


Ça roule vite, sur (deux)
roues
L'année dernière, Nouveaux Horizons a
publié (dans son numéro 28) un reportage
consacré à ECLOF Sri Lanka qui venait de
vendre un véhicule spacieux et cher à l'usage
pour acheter à la place une simple motocyclette.
Cette décision a eu un tel succès qu'ECLOF
Sri Lanka vient juste d'acquérir une seconde motocyclette.
Maintenant, les officiers du projet sont en mesure de
se déplacer plus facilement dans la région
centrale montagneuse de Sri Lanka et de visiter davantage
de projets ; en conséquence, le suivi des clients
s'est nettement amélioré et le taux de remboursement
des prêts atteint actuellement 95%.
ECLOF Sri Lanka calcule que, par rapport à l'époque
où ils utilisaient leur ancien véhicule,
ils voyagent maintenant le double et multiplient par conséquent
par deux le nombre des visites réalisées
auprès des clients, et ce pour la moitié des
frais.
Par mauvais temps, le Gérant d'ECLOF rend visite
au personnel de terrain et aux projets en place dans son
propre véhicule (et reçoit en compensation
une modeste somme par kilomètre parcouru). Mais
quand le temps est sec et beau, le gérant prend
les transports publics jusqu'à un endroit convenu
où l'attend son collègue en motocyclette,
enfourche le siège arrière et les voilà partis
pour rendre visite aux clients.
Selon ECLOF Sri Lanka, on ne doit pas négliger
l'importance de l'impact et de l'impression laissé par
le personnel sur les gens pauvres des zones rurales. Les
clients remarquent le genre de véhicule que conduisent
les officiers et en tirent leurs conclusions quant au style
de vie qu'ils mènent à partir des intérêts
que les clients acquittent sur leur prêt.

Alliance conclue en République
Dominicaine
Afin d'améliorer la qualité du
service à la clientèle dans la communauté de
Guerra et d'inciter à l'épargne, ECLOF République
Dominicaine et la Cooperativa El Progreso ont
signé un accord qui permettra aux deux organisations
de travailler en plus étroite collaboration.
Selon cet accord, ECLOF République
Dominicaine enverra tous ses nouveaux clients en micro-crédit
de Guerra et des communautés avoisinantes à la Cooperativa
El Progreso qui leur ouvrira des comptes d'épargne.
Guerra est située à environ
25 kilomètres à l'est de la capitale de Saint-Domingue.
Beaucoup de ressortissants haïtiens vivent dans la
communauté et ECLOF travaille depuis un certain
temps dans cette région. ( Nouveaux Horizons
28 , p. 17).
Dorénavant, les clients d' ECLOF
qui vivent dans la région de Guerra devront épargner
1% du montant de leurs prêts et le déposer
mensuellement en même temps que le remboursement
habituel de leur prêts. Cooperativa El Progreso recevra
les épargnes déposées et paiera un
taux d'intérêt annuel de 6% aux clients d'ECLOF.
Les deux parties signataires de l'accord
sont sûres que ce nouvel arrangement bénéficiera à la
population locale et viendra augmenter le niveau et la
qualité du micro-crédit à disposition
de ceux qui en ont le plus besoin.

Impressions internationales
Larry Millan, Directeur Exécutif d'ECLOF
Philippines, nous raconte la visite qu'il a rendue à ses
collègues de Bolivie.
A mon arrivée à La Paz, ma première
sensation a été le mal de tête. Il
ne m'a pas quitté les trois premiers jours suivants.
Je n'aurais jamais cru qu'en haute altitude on pouvait
souffrir cette sensation permanente de malaise. C'est une
chance que la tisane de coca arrive à soulager ce
mal persistant.
La visite d'ECLOF Bolivie (ANED) a été une
expérience très enrichissante. J'ai appris
beaucoup de choses dont j'espère pouvoir profiter
ici dans nos opérations aux Philippines.
L'occasion m'a été donnée de m'entretenir
longuement avec le personnel de tous les services d'ANED,
et j'ai reçu une description détaillée
des différents produits, systèmes et opérations.
J'ai visité deux agences d'ANED: Achacachi et Pucarani.
Malheureusement la visite d'une troisième agence,
celle de Chulumani, a dû être annulée.
De fortes pluies étaient tombées durant la
nuit et la matinée précédant l'après-midi
où l'on devait s'y rendre et, à mi-chemin
de Chulumani, un glissement de terrain avait coupé la
route. Les hommes chargés de déblayer étaient
dans l'incapacité de nous dire combien de temps
il faudrait attendre jusqu'à ce que la route soit
réouverte, il était déjà six
heures du soir et il y avait paraît-il d'autres glissements
de terrain plus loin, donc nous nous sommes résignés à faire
demi-tour.
Volume et portée
Le travail d'ANED m'a impressionné à plusieurs égards :
premièrement le volume incroyable de son portefeuille,
et ensuite l'amplitude de ses opérations, son effectif
en personnel et l'efficacité de ses prestations
de service.
Le volume du portefeuille géré par les agences
m'a aussi ébloui. Certaines agences ont des portefeuilles
dont l'importance dépasse celle du total de notre
portefeuille aux Philippines. Et pourtant l'effectif moyen
en personnel travaillant dans une agence ANED est de seulement
trois personnes.
A mon avis, l'élément clé permettant à ANED
de gérer un portefeuille si volumineux avec un effectif
en personnel si limité tient aux systèmes
utilisés et à la façon dont la technologie,
y compris les ordinateurs, est mise systématiquement
et exhaustivement à profit. Les programmes informatiques
d'ANED donnent un accès rapide aux informations
et opèrent une confrontation des données
recueillies une fois par semaine.
D'un autre côté, mon impression a été que
la façon dont ANED accordait certains prêts
n'était pas absolument sans péril. Dans certaines
zones par exemple, les clients reçoivent leur prêt
en argent comptant, ce qui, à mon avis, n'est pas
sans risque et ouvre grandement la porte à la corruption
Au niveau des produits de crédit, j'ai remarqué des
similitudes entre ANED et ECLOF Philippines. En particulier,
nos deux organisations ont la même approche consistant à se
concentrer sur les niches de marché.
Ce qui vient marquer une différence entre nos produits
respectifs, c'est le programme de crédit-bail offert
par ANED, un système à mon avis très
ingénieux. Au lieu de se borner à prêter
de l'argent destiné à l'acquisition d'équipement,
ANED a la sagesse de demander au client une contribution
de 20% puis de prêter l'équipement au client
contre une somme correspondant au prix de sa location jusqu'à ce
que la somme totale versée lui permette d'en devenir
propriétaire. Voilà vraiment un programme
dont on devrait étudier l'introduction aux Philipines.
Prêts individuels, prêts de groupe
J'ai été quelque peu surpris de voir qu'un
pourcentage élevé (43%) du portefeuille d'ANED
va aux prêts individuels. Pour ANED, les prêts
de groupes représentent un problème car certains
membres n'honorent pas leurs engagements vis-à-vis
du groupe. Les prêts individuels ont un taux de remboursement
beaucoup plus élevé que les prêts de
groupe.
Mon intention n'est pas de mettre en doute la stratégie
d'ANED, mais je reste convaincu que les prêts de
groupe offrent en général une meilleure garantie
que les prêts individuels étant donné la
pression supplémentaire exercée par les pairs.
Pourtant, compte tenu de l'expérience bolivienne,
le temps est peut-être venu pour ECLOF Philippines
de considérer à nouveau les prêts individuels
vu que nous aussi connaissons des problèmes similaires
avec les prêts de groupe.
Aux Philippines, j'ai découvert qu'une des raisons à l'origine
des problèmes spécifiques aux prêts
de groupe tient au manque d'orientation à donner
au groupe avant qu'il lui soit possible de recevoir un
prêt. Aucun programme n'est en place pour mettre
les groupes au courant de la responsabilité qu'ils
ont les uns envers les autres. Si les groupes étaient
mieux informés, le sentiment de solidarité du
groupe s'élèverait et tout autant le taux
de remboursement. Dans les économies d'échelle,
il est moins cher et plus efficace d'accorder des prêts à des
groupes qu'à des particuliers.
Expérience rurale
Le programme de prêts d'ANED pour les groupes de
fermiers et les coopératives a été une
découverte pour moi ; il s'agit d'un programme
qui marche bien.
J'ai été surpris par le degré d'organisation
des habitants des zones rurales boliviennes en différents
groupes selon leur zone géographique, leurs moyens
de subsistance et autres catégorisations. Pouvant
puiser dans des organisations existantes, ANED était
en mesure d'agrandir sa clientèle de base.
C'est dommage que la population rurale aux Philippines
ne soit pas autant organisée. Plusieurs éléments
viennent expliquer cette situation. En tout premier lieu,
il faut mentionner le problème de la rébellion
qui sévit dans plusieurs provinces et est fomentée
par la Nouvelle Armée Populaire Communiste et le
Front séparatiste de Libération Islamique
Maure.
Dans ce contexte, il est très difficile pour les
gens ou pour les groupes de s'organiser car ceci risquerait
d'éveiller les soupçons des militaires ou
de la police sur le motif d'un tel regroupement.
J'ai remarqué avec intérêt qu'à ANED,
le montant des prêts ruraux représente environ
94% du portefeuille contre 6% pour les prêts urbains.
C'est vraiment louable car cela nous révèle
l'amplitude des opérations d'ANED et les risques
pris pour accorder des prêts aux plus pauvres.
Je ne pense pas que la réputation d'ANED se verrrait
affectée ou qu'un changement majeur devait être
apporté à son approche si ANED décidait
d'augmenter ses prêts urbains ou même lançait
un programme de prêts pour les entrepreneurs urbains
pauvres. Je fais cette remarque pour plusieurs motifs :
- ANED dispose déjà de bureaux en zone
urbaine, donc peu d'investissement supplémentaire
serait requis pour opérer en milieu urbain.
Le roulement du portefeuille est plus rapide
en milieu urbain, ce qui élèverait la rentabilité de
chaque dollar détenu par ANED
Une augmentation des prêts urbains
d'actuellement 6% à, disons, 10%, si minime soit-elle,
apporterait une plus grande diversité au portefeuille
d'ANED et réduirait les risques liés à toute
baisse éventuelle de la production agricole.
Enfin, j'ai été grandement impressionné par
la quantité de fonds administrés par ANED.
De telles opérations requièrent un certain
degré de sophistication. Je suis persuadé qu'avec
le temps, ECLOF Philippines deviendra en mesure d'augmenter
ses activités de façon similaire.


Acquérir de nouvelles capacités
d' analyse et autres aptitudes
Le personnel d'ECLOF Arménie a
suivi un cours de formation professionnelle de deux jours
consacré à l'analyse financière et
de crédit, ainsi qu'aux aptitudes en communication.
Le personnel de différentes institutions
micro-financières d'Arménie ont participé à ce
cours organisé par l'École des Finances et
de la Banque (FBC). Cette école qui a ouvert ses
portes en 1998 dans le cadre de l'accord intergouvernemental
Arménie-Allemagne sur la coopération technique,
forme des spécialistes hautement qualifiés à même
de travailler dans les conditions économiques de
marché actuelles.
Ces deux derniers années, des contacts étroits
ont uni ECLOF Arménie et le FBC qui célèbre
en ce moment une autre fin d'année réussie
car les élèves ont obtenu de bonnes performances à leurs
examens. Pour de plus amples détails, veuillez consulter
la section nouvelles du site Internet de l'école
(http://www.fbc-edu.am/news.html).
Durant le dernier cours donné par
le FBC sur l'analyse de crédit et des capacités,
les participants ont tous expliqué comment leur
institution abordait la procédure de crédit.
Le personnel ECLOF présent nous
a indiqué que la séance consacrée
aux aptitudes de communication a été extrêmement
profitable. Non seulement elle a permis aux participants
de développer leurs propres aptitudes mais elle
a aussi souligné l'importance de la communication
lors des contacts avec les clients en micro-crédit..
A la fin du cours, des certificats ont été remis à tous
les membres du personnel d'ECLOF. Les participants en étaient :
Tigran Hovhannisyan (Directeur); Anoush Aslanyan (Officier
de Crédit senior); Rouzanna Manoukyan (Officier
de Crédit) et Yenok Mirzoyan (Officier chargé du
Recouvrement des Prêts ).
Nouveau directeur à KECLOF
Le nouveau Président élu
par ECLOF Kenya (KECLOF) est un avocat.
John Kibuchi est
avocat à la
Cour Supérieure du Kenya et membre actif de la profession
de juriste dans laquelle il s'est engagé et préside
différents comités.
M. Kibuchi est marié avec Gladys
Wambui et le couple a trois enfants. John est élu
Président au moment où il arrive à la
fin de son premier mandat au sein du Conseil de KECLOF
dans lequel il représente l'Église Anglicane.
Le travail que John réalise pour
son église lui prend aussi beaucoup de son temps.
Il est Chancelier du Diocèse de Kirinyaga et supervise
toutes les questions juridiques du Diocèse, donnant également
des consultations légales à l'Évêque
et à la Synode du Diocèse. John préside
aussi le Conseil des Ministères Enfants de son église.
Il est également Président
du Centre de Consultation et Institut de Formation Amani,
organisation charitable se chargeant d'offrir des services
de consultation et de former des conseillers. L'institut
est destiné aux personnes démunies et défavorisées
qui ne peuvent s'offrir les services d'un consultant.
John sait qu'un travail ardu l'attend à ECLOF
Kenya mais il est optimiste et pense être capable
d'aider à renverser la position courante marquée
par des pertes et de la faire basculer en une position
rentable. KECLOF est actuellement en plein processus de
restructuration et travaille à la préparation
d'un plan quinquennal pour son entreprise. KECLOF est responsable
d'une grande zone géographique dont une réduction
des dimensions est envisagée.
En même temps, le Conseil se consacre
particulièrement à la formation et au recrutement
de personnel, sachant que des employés de haut calibre
sont cruciaux pour faire réussir le plan du Conseil
d'obtenir cette année l'équilibre financier
et un surplus l'année prochaine