Les nouvelles installations médicales
d'une école professionnelle du Cameroun, Afrique de
l'Ouest, sont le résultat d'un prêt d'ECLOF.
Accordant à ce domaine une priorité majeure,
IPONI utilise actuellement ses nouvelles installations pour
y donner des cours en administration médicale. Cette
décision a été prise d'une part en raison
de la forte demande dans ce domaine et également parce
qu'aucune autre institution n'offre ce type de formation
dans la région. A l'heure actuelle, 30 étudiants
sont inscrits au cours d'administration médicale au
programme d'IPONI.
L'école est située à Etoug
Ebe II, région agricole du Plateau Nkomkana dans la
province centrale du Cameroun. Cette zone autrefois hérissée
de broussailles est actuellement peuplée d'environ
3000 habitants. Toutefois, en conséquence de l'expansion
rapide de Yaoundé, la capitale du Cameroun dont la
sépare une faible distance, Etoug Ebe II s'est vue
absorbée par la grande ville. Le processus d'urbanisation
a métamorphosé toutes les zones périphériques
agricoles de Yaoundé comme le Plateau Nkomkana en
zones suburbaines marginalisées. Les habitants y vivent
généralement dans la pauvreté, dépourvus
de logement décent et de routes dignes de ce nom,
ainsi que d'autres services de base comme l'électricité,
transports publics, services de santé et école.
La majorité des gens en est encore à acheminer
son eau à partir des puits publics.
En vue d'essayer d'améliorer la situation
de l'emploi et de l'éducation pour les jeunes du Plateau,
IPONI a ouvert ses portes en 2001 et offre une éducation
générale, technique et professionnelle Dès
ses débuts, IPONI était en possession de la
reconnaissance officielle du gouvernement par l'intermédiaire
du Ministère de l'Éducation.
IPONI se divise en deux cycles éducatifs
principaux destinés à ses 175 élèves âgés
de 10 à 20 ans. Le premier cycle consiste en six niveaux
d'instruction d'éducation générale tandis
que le second se subdivise en quatre niveaux de formation
technique destinée aux élèves plus grands.
IPONI offre aussi un Programme de Formation
Continue pour ses anciens élèves ou toute autre
personne désirant renforcer ses capacités.
Des formations en technologie informatique,
en électronique, réparation automobile, maçonnerie, économie
domestique, menuiserie et dessin structurel sont également
au programme de l'école
Pour pallier aux problèmes de transport
de cette zone sub-urbaine, IPONI dispose d'un foyer d'accueil
pouvant héberger 40 étudiants.
Le personnel enseignant est exclusivement
composé de professionnels qui exercent leur profession.
L'école profite ainsi des connaissances pratiques
de son personnel de formation médicale pour offrir
en outre des services de santé à la communauté locale,
aux étudiants, aux professeurs et au personnel administratif.
Un docteur est à la tête des 19 membres de l'équipe
médicale assurant ce service.
Lors de la seconde phase de son projet en éducation
médicale, IPONI projette de donner des cours d' infirmerie
et des cours pour former des auxiliaires d'infirmerie. Afin
de recevoir l'autorisation officielle d'enseigner de telles
matières l'institution doit disposer d'une infrastructure
appropriée comportant par exemple un laboratoire,
des salles d'examen et une pharmacie. En vue du besoin futur
en locaux pour abriter ces services, IPONI a décidé de
construire un autre bâtiment et a reçu à cet
effet un prêt ECLOF.
A l'avenir, les honoraires acquittés
par les patients de la clinique et les frais d'inscription à l'école
médicale contribueront à financer l'entreprise.
Voici donc un nouvel exemple venant illustrer comment le
micro-crédit peut aider un projet local et une communauté à augmenter
leur autosuffisance.
IPONI, année
scolaire 2001-2002

Le campus d'IPONI est en plein milieu d'un
champ de maïs.
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Des élèves d'IPONI aux côtés de leur professeur (à droite) dans
l'atelier de menuiserie de l'école.
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L'Atelier de réparation automobile d'IPONI
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le personnel…
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…et les élèves (petits et grands).
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Nouveau bâtiment, nouveaux
bénéfices, nouvelle vie.
Fruit de sa vision, d'un travail acharné et de
deux prêts ECLOF, une coopérative brésilienne
est en plein essor et crée des emplois sur le marché local.

La Cooperativa dos Trabalhadores Autônomos de
Barreiras (Coopérative des Travailleurs
Indépendants de Barreiras – COOTRABA) a été fondée
en 1995 dans la ville de Barreiras située dans
la partie est de l'état de Bahia, nord-est du
Brésil.
Barreiras est le centre de l'économie rurale de
cette région productrice de germes de soja, maïs,
coton, et bœuf destiné à l'exportation. Les
petites fermes de la région élèvent
des poulets, des cochons, des moutons et des chèvres
largement destinés à la consommation locale
et des villes voisines
COOTRABA compte parmi les 1664 coopératives de
travail qui existent au Brésil. Ces regroupements
jouent un rôle croissant dans tout le pays.
Ces coopératives ont vu leur nombre d'affiliés
augmenter de plus de 35% durant les cinq dernières
années. Aujourd'hui, près de 300'000 habitants
du Brésil adhèrent à une coopérative.
COOTRABA a pour mission de détecter ou créer
des emplois ou /et des sources de revenus pour ses adhérents
en majorité issus de la population moins favorisée
de Barreiras, et particulièrement ceux qui sont
sans emploi ou qualification. La plupart des membres de
la coopérative, environ 10'000 personnes, n'a pas
terminé l'école primaire et vit dans la ceinture
urbaine ou dans les régions suburbaines marginalisées
de la périphérie de Barreiras. Leur proximité de
Barreiras n'est pas la conséquence de leur migration,
mais au contraire de l'expansion de cette dernière.
Les membres de COOTRABA sont en majorité issus
de petites exploitations agricoles familiales et demeurent
unis au monde agricole par l'intermédiaire de leur
famille. Ils possèdent généralement
un terrain qui leur permet d'élever quelques animaux
et de faire quelques cultures. Ces fermiers sont généralement
peu familiarisés ave les nouvelles technologies
ou les possibilités de s'y former.
La coopérative est bien connue en raison du rôle
qu'elle joue au sein de la communauté de Barreiras
et de ses efforts pour améliorer la situation socio-économique
de ses adhérents. COOTROBA fait fonction d'agence
de l'emploi informelle en raison de ses relations avec
les entreprises publiques et privées généralement
du secteur tertiaire tels que les restaurants, les hôtels,
les hôpitaux, etc. en mesure d'offrir des emplois à des
personnes non-qualifiées.
En outre, la coopérative a aussi ses propres entreprises
qui viennent créer des emplois et améliorer
les services destinés à ses affiliés.
Parmi les 10'000 membres de COOTRABA, 5000 travaillent
pour les entreprises de la coopérative et les 5000
restant travaillent pour le compte d'autres entreprises
parfois aussi éloignées que Salvador, la
capitale de Bahia sur la côte.
Aliments pour le bétail
Une des branches d'activité de la coopérative
est constituée par une usine de production d'aliments
pour bétail qu'elle a ouverte en 1999.
L'usine produit des aliments bon marché pour bétail
qui sont destinés à être écoulés
auprès de ses propres adhérents ainsi qu'auprès
de clients non affiliés à la coopérative.
Les petites exploitations agricoles de Barreiras font pour
la plupart de l'élevage et il existe également
plusieurs grands centres d'élevage de bœuf dans
la région ; de ce fait, Barreiras jouit de
la distinction spéciale d'avoir le plus grand nombre
officiel de têtes de bétail de toute la région.
COOTRABA a décidé d'ouvrir son usine d'aliments
pour bétail dans le but de satisfaire la demande
locale. Avant, les fermiers devaient aller s'approvisionner
dans d'autres régions du pays ; cela leur revenait
cher car outre les coûts élevés de
production, ils devaient faire intervenir des intermédiaires
et payer en plus les frais de transport.
Prêts
L'an passé, COOTRABA a sollicité un prêt
ECLOF afin d'augmenter le capital de travail de son usine
productrice d'aliments pour bétail.
Une fois le prêt remboursé à échéance
et vu la demande croissante d'aliments pour bétail,
la coopérative savait qu'elle devait augmenter ses
capacités d'opération. Confrontée à l'impossibilité d'agrandir
le bâtiment en place loué, COOTRABA désirait
acquérir un bâtiment plus vaste, près
de sa centrale et à proximité des infrastructures
de transport.
Les banques répondirent négativement aux
demandes de prêt de la coopérative. Les institutions
financières formelles du Brésil n'ont pas
confiance dans les coopératives de travail car généralement,
la garantie qu'elles apportent ne consiste pas en une propriété tangible
et réelle mais uniquement dans le nombre élevé de
leurs adhérents.
C'est alors qu'ECLOF Brésil est entré en
jeu en accordant un prêt d'un peu plus de 37'000
dollars auquel COOTRABA a ajouté 16'000 dollars
en fonds propres.
Bonnes performances
Une fois leur nouveau bâtiment rénové et
doté des équipements nouvellement acquis,
la production d'aliments pour bétail grimpa en flèche.
COOTRABA prévoit que lorsque l'usine marchera à plein,
la production augmentera de 66%, passant d'actuellement
300 à bientôt 600 tonnes métriques
d'aliments pour bétail par mois, ce qui entraînera
une hausse des revenus annuels de 590'000 dollars à 980'000
dollars.
Les débouchés futurs portent à l'optimisme
car même compte tenu de l'augmentation de la production,
la nouvelle usine ne suffira pas à saturer l'énorme
demande en aliments pour bétail de toute la région.
Emploi
L'usine d'aliments pour bétail de COOTRABA compte
actuellement 46 employés, tous recrutés parmi
les membres de la coopérative. L'augmentation des
effectifs est de l'ordre de 10 personnes depuis l'occupation
du nouveau bâtiment, les nouveaux emplois étant
tous occupés par des jeunes.
Les travailleurs et membres de la coopérative gagnent
en moyenne 25% de plus que le revenu moyen payé dans
la région, déjà légèrement
supérieur au revenu minimum national.
Désirant augmenter les débouchés des
jeunes de la région, COOTRABA envisage de réinjecter
les bénéfices croissants qu'elle tire de la
production d'aliments pour bétail dans une plus grande
expansion de l'usine ou les réinvestir dans d'autres
opérations qu'elle désire consolider.


Un bouquet de remerciements en
provenance du sud
A Sri Lanka, une congrégation
ecclésiastique exprime sa gratitude pour un prêt
ECLOF, comme en témoignage ce reportage de D.
R. Boulton, Chapelain de l'Église de la Haute
Salle.
L'Église de la Haute Salle s'élève
résolument et avec majesté à quelques
mètres de la route de Negombo à Wattala,
ville voisine de Colombo, capitale de Sri Lanka, sur le
littoral sud-est de l'île. Ayant pu s'élever
si solidement et si haut, vaste et magnifique et en si
peu de temps, l'édifice religieux offre un témoignage
de la grandeur et miséricorde de Dieu,
Nous avons fait l'acquisition de l'édifice
religieux en 1998 et, suite à une rénovation
rapide, l'église fut consacrée à la
Gloire du Seigneur le jour de la Pentecôte, en mai
de la même année.
A l'époque, l'effectif de la congrégation
s'élevait à 25 personnes en moyenne, ce nombre
passant à 50 dans les occasions spéciales.
Depuis, l'effectif n'a cessé de croître et
nous sommes maintenant fiers de compter 125 personnes en
moyenne un dimanche »normal » et jusqu'à 250
personnes lors des occasions spéciales.
En 1995, nous avons eu le plaisir de voir
des officiers internationaux d'ECLOF assister à la
messe donnée dans La Grande Salle. Nos visiteurs
nous dirent qu'ils avaient été enchantés
de pouvoir écouter la messe à nos côtés.
Au fur et à mesure que notre congrégation
s'est agrandie, l'édifice en place est devenu sur-plein,
inconfortable, et il y faisait trop chaud. On décida
de l'agrandir et c'est ainsi que l'an passé, presque
quinze ans après que l'Église de la Haute
Salle a ouvert ses portes, nous avons approuvé la
construction d'un nouvel agrandissement et confié plans
et approbations nécessaires à la volonté divine.
Selon nos estimations, la première
phase devait requérir 2'500'000 Roupies (26'500
dollars) et au cours des années, nous n'avions accumulé qu'un
million de roupies (10'600 dollars). Des fonds étaient
nécessaires pour combler la somme manquante et nous
savions que nous avions en ECLOF un ami de confiance à la
pensée progressiste.
Nous n'avons pas hésité à nous
adresser à ECLOF Sri Lanka pour solliciter un prêt
destiné à compenser le montant qui faisait
défaut. ECLOF procéda à l'examen de
notre sollicitude, considéra nos antécédents,
et, grâce à Dieu, nous accorda le prêt.
Les travaux de construction ont commencé le
12 janvier 2003 et, en un temps record de trois mois, se
sont achevés le 12 avril. Un peu plus d'un mois
plus tard, nous avons célébré la messe
de nouvelle dédicace lors de laquelle l'évêque
de Colombo, le Révérend Duleep de Chickera
a consacré l'édifice. Nous avons été très
touchés de voir que des membres d'ECLOF Sri Lanka
se trouvaient alors parmi la congrégation.
L'Église de la Haute Salle à Wattala
est désormais en mesure d'accueillir sans problème
et confortablement son actuelle congrégation, et
nous disposons de l'espace nécessaire pour accueillir
toutes les autres brebis que Dieu voudra bien ramener au
bercail ces prochaines années.
En réponse à Dieu
Notre première rencontre avec ECLOF
date de 1988, date à laquelle l'église fut
ouverte. Auparavant, nous formions une congrégation
petite mais dévouée connue sous le nom de
Chapelle Hunupitiya qui se déplaçait à l'intérieur
de la localité sans rester dans un domicile fixe
depuis 1923.
En 1988, la voix de Dieu s'est manifestée à nous
et nous a parlé d'un endroit qui serait le nôtre.
Nous avons alors constitué un comité de construction,
puis, un site de construction idéal apparut sur
la route de Negombo. L'endroit était bien situé,
les dimensions semblaient convenir et le prix était
de 600'000 roupies. Nous n'en avions pourtant que 100'000.
Animés par notre foi et plaçant tous nos
espoirs et confiance en Dieu, nos prières furent
unanimes. Nous voyant dans le besoin, Dieu nous désigna
notre authentique ami : ECLOF
Confiance
A l'époque, nos registres comptables
n'étaient aucunement en mesure ni de prouver ni
de recommander notre sollicitude, mais ECLOF ayant foi
et confiance en nous approuva le prêt et nous accorda
295'000 roupies, le plus haut montant prévu pour
un prêt à ce moment-là. Dès
lors, des relations particulièrement chaleureuses
s'établirent entre ECLOF et la Chapelle Hunupitiya
de la Haute Salle, le nom que nous avons alors décidé d'adopter,
et ces relations sont restées et restent toujours
marquées de la même cordialité aujourd'hui.
Nous remercions Dieu pour son amour et
sa miséricorde, Lui qui nous a conduit vers ECLOF,
notre précieux ami de confiance.
ECLOF, voici un bouquet de gratitude pour
vous !

L'ancien fait place…. |

…au nouveau à l'Église de la Haute
Salle |

Des enfants recevant la bénédiction
lors de la consécration de la nouvelle église. |
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