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Horizons, Bulletin informatif de la Fondation Oecuménique de CréditHorizons > Juin 2003

 

Projecteur sur le personnel ECLOF

Une femme en mouvement

María V. de Jesús R., plus connue sous le surnom de Jacqueline, est Officier de Crédit et Promotrice d’ECLOF République Dominicaine.

Jacqueline travaille à Guerra, à 25 km environ à l’est de la capitale, Saint Domingue. Beaucoup des 30’000 personnes de Guerra sont venus des 36 villages de la région pour tenter de trouver de meilleures conditions de vie. Cette augmentation de la population a entraîné une augmentation de la pauvreté. A l’heure actuelle, la ville est pauvre et surpeuplée, et elle offre très peu de services publics.

L’activité économique principale reste toujours la production industrielle de sucre de canne, et l’élevage de cochons et de bétail. Deux projets de réforme du sol sont actuellement mises en place à Guerra afin de produire des récoltes à cycle court, principalement destinées à la consommation familiale mais aussi à la vente. La communauté n’a pas de marché, ce qui obligent les gens à se rendre à Saint Domingue pour vendre leur surplus.

La plupart des initiatives rurales ne reçoivent pas de bénéfice ou de conseils techniques de la part des programmes gouvernementaux pour promouvoir l’agriculture. C’est pour cette raison et aussi par manque de disponibilité de crédit, que la plupart des paysans cultivent peu leur terre, voir pas du tout.

Autrefois à l’origine de grandes richesses économiques, l’industrie du sucre de canne a connu un grave déclin à la suite de l’effondrement du Conseil Gouvernemental du Sucre et de la faillite des deux moulins à sucre locaux.

Il n’existe pas d’industrie dans la communauté; la plupart des familles sont obligées d’avoir une petite ou même microscopique entreprise pour générer quelques rentrées d’argent. Beaucoup s’en vont ailleurs chercher du travail, en particulier à Saint Domingue ou dans les zones de marché libre (“maquila”) de San Isidro et d’Hainamosa. Ces travailleurs continuent à vivre à Guerra et font des kilomètres tous les jours pour aller travailler. Ceci explique pourquoi beaucoup trouvent un travail dans le secteur du transport privé.

Le projet et le programme Guerra
Jacqueline nous explique que le portefeuille ECLOF de Guerra compte en ce moment 255 clients et que 350 familles environ ont déjà bénéficié de ce programme depuis ses débuts il y a seulement trois ans. Pas une semaine ne passe, nous dit-elle, sans recevoir de nouvelles demandes de prêt.

Jacqueline ajoute qu’ il n’existe pas de banques officielles dans la communauté de Guerra, pas plus d’ailleurs qu’une succursale d’ECLOF. La seule facilité bancaire est une succursale de l’Union d’Epargnes et de Crédit El Progreso. Cette institution gère un programme de crédit pour ses membres et fournit des services bancaires et financiers aux clients ECLOF et à la population en général.

Les clients d’ECLOF République Dominicaine reçoivent leurs prêts par l’intermédiaire d’El Progreso. Les emprunteurs présentent à El Progreso leur ordres de paiement, lequel donne ensuite au client le montant de son prêt en liquide, tiré sur le compte d’ECLOF République Dominicaine à El Progresso. Cette Union accepte également les remboursements de prêts des clients ECLOF, qu’elle verse sur le compte d’ECLOF République Dominicaine.

Parmi les petites activités génératrices de revenus des clients de Jacqueline, on peut citer des magasins d’alimentation, d’habillement et des petites surfaces, des échoppes de fritures, des salons de beauté, des magasins de maquillage, du petit élevage, des boutiques de mode, des garages, des services de transport (motos, taxis et bus), des magasins de quincaillerie, des fermes de volailles, des boucheries, et ainsi de suite. Les prêts destinés aux entreprises de transport ne sont disponibles que depuis juin de l’année dernière.

Circuler
Les clients de Jacqueline habitent à environ 20 km les uns des autres et elle effectue ses visites sur sa moto ECLOF. Elle utilisait autrefois son propre scooter mais elle nous précise que la moto est beaucoup plus pratique car elle est plus lourde et plus grosse et qu’elle résiste mieux aux routes en mauvais état qu’elle prend pour faire ses visites sur les terrain. Il lui est maintenant aussi plus facile de se déplacer d’une communauté à une autre pour assister aux réunions mensuelles avec chaque groupe du programme.

Jacqueline visite à peu près 15 clients tous les jours pour le suivi, les conseils et les demandes de prêts. Elle doit également constamment rendre visite à l’Union d’Epargnes et de Crédit, en vue de passer en revue les paiements, rassembler les reçus, délivrer les prêts aux clients et maintenir la relation entre l’Union El Progreso et ECLOF République Dominicaine.

Les réalisations d’ ECLOF
Jacqueline considère que la famille ECLOF est une institution très importante. Elle croit en sa capacité à promouvoir le développement économique et social des gens au travers de crédits aux micro entreprises, aux écoles et aux églises.

Elle pense également qu’ECLOF est une bonne manière de partager les ressources matérielles aussi bien que spirituelles. Il lui semble qu’il doit être parfois difficile pour le personnel d’ECLOF International de se rendre compte de toutes les bonnes choses qu’ECLOF fait pour les pauvres. Le personnel local par contre est proche de ses clients et peut voir le bien qu’ECLOF apporte tous les jours. Les gens, souligne-t-elle, apprécient les ressources qu’ils reçoivent au travers des prêts car ceux-ci les aident à développer leur entreprise et à améliorer la situation économique des familles et de la communauté.

Jacqueline est fière de savoir que le Projet Guerra représente pour beaucoup l’occasion de démarrer une affaire. L’un des premiers clients du projet, dont Jacqueline se souvient particulièrement, fut Arelis Dania de los Santos. Au début de l’année 2000. Mlle Santos reçut un prêt ECLOF de RD$2’500 (US$104) pour acheter des ustensiles et du condiments crus pour commencer un restaurant de poulets et bananes frits. En l’espace de six mois elle avait remboursé son prêt, et bien qu’elle sortit du projet quelque temps, elle continua de travailler dur et de placer son épargne à la Coopérative El Progreso, par l’intermédiaire d’ECLOF République Dominicaine. Mlle Santos est depuis redevenue cliente et a reçu des prêts plus importants. Jacqueline nous dit sa surprise lorsqu’un jour Mlle Santos vint à elle pour la remercier. Avec des larmes dans les yeux, la femme raconta à Jacqueline comment son restaurant lui avait rapporté suffisamment pour construire une maison. Depuis, Mlle Santos a demandé un nouveau prêt ECLOF parce que, dit-elle, les montants de prêts ont augmenté et le délai de remboursement est plus long.

Up

Dynamique dominicaine!
L’histoire de Jacqueline

La lecture de ce que l’employée d’ECLOF María V. De Jesús R., aussi appelée Jacqueline, a accompli jusqu’ici dans sa vie, a de quoi vous couper le souffle!

Jacqueline vient d’une famille pauvre. Elle est née la veille de Noël 1972 et elle est la plus jeune de neuf enfants. Son père est mort en 1991. Sa mère est femme au foyer et dirige le Groupe d’entre aide sociale et communautaire de l’Eglise catholique locale.

Jacqueline est originaire de La Pluma, un petit village à 4 km au nord de la ville de Guerra en République dominicaine. Elle a fait ses premières cinq années d’étude primaire à La Pluma et puis, dès l’âge de 11 ans, a dû se rendre à pied à l’école intermédiaire puis secondaire de Guerra. Jacqueline rit en nous expliquant que l’école intermédiaire existait le jour et que tous les soirs elle changeait de nom pour s’appeler Ecole Secondaire du Soir de Guerra. Jacqueline en est sortie avec un diplôme en sciences physiques et mathématiques. Tout en poursuivant ses études secondaires, Jacqueline a aussi suivi un cours de secrétariat dans une école de commerce locale.

Après avoir terminé l’école, Jacqueline a suivi une formation de promotrice de Santé à l’Agence Gouvernementale d’Assistance Sociale et de Santé Publique. Depuis, elle a toujours travaillé comme agent bénévole de la santé à La Pluma.

En 1992, Jacqueline est allée à l’Université d’Etat de Saint Domingue pour étudier le journalisme. Tout en continuant à vivre à La Pluma, où elle travaillait dans le magasin de glaces de son frère à Guerra, elle devait se rendre tous les jours à la capitale de Saint Domingue pour assister aux cours. Après beaucoup de travail et beaucoup de sacrifices, Jacqueline a obtenu en 1999 son diplôme en communications avec spécialisation en journalisme.

Jacqueline est fière de sa mère, qui est professeur de catéchisme à La Pluma. Jacqueline nous dit que sa mère travaille beaucoup pour répandre l’Evangile, à tel point que lorsqu’ils étaient petits, elle la poussait, elle et ses frères, à aider à enseigner aux autres enfants de la communauté.

De 1990 à 1999, et parallèlement à ses études, Jacqueline travailla comme professeur de lecture bénévole à La Pluma pour le Programme Communautaire Futuro Vivo. Elle est à l’heure actuelle membre laïque d’une équipe qui coordonne avec les sœurs carmélites le Programme Communautaire Futuro Vivo dans le Centre d’Education de Guerra. Cette école offre aux enfants les plus pauvres des environs de la ville une éducation de base, des ateliers de formation en mécanique, des repas journaliers, des soins médicaux et des médicaments, ainsi qu’un bureau d’aide aux familles. Elle est également agent de promotion de voisinage bénévole à l’école. Ceci implique d’aider à la vaccination des enfants et à la publication d’un magazine distribué aux gens qui font des dons à l’école.

Jacqueline nous indique que c’est grâce à son travail à Futuro Vivo qu’elle a pu acquérir une grande partie de son éducation personnelle, communautaire et spirituelle.

Jacqueline a déménagé à Guerra en 1997 lorsqu’elle a épousé José Luis, fonctionnaire et étudiant. Ils ont maintenant deux filles. Jacqueline nous soutient avec conviction que grâce à son travail avec ECLOF République dominicaine et ses économies, elle et José Luis ont pu construire leur propre maison.

Une affiche qui surprend
Jacqueline connaît plus personnellement ECLOF République dominicaine depuis 1990. C’est à ce moment-là qu’ ECLOF avait financé l’achat d’une vache pour sa mère par l’intermédiaire de l’Asociación de Mujeres de la Pluma (Association des Femmes de La Pluma); cet achat faisait partie d’un projet commun entre ECLOF République dominicaine et le Centro de Solidaridad para la Mujer ( Centre de Solidarité Féminine).

Jacqueline se rappelle ses fréquentes visites au bureau ECLOF pour faire les remboursements pour sa mère. Elle sourit en disant que jamais elle n’aurait imaginer travailler un jour pour cette organisation!

Jacqueline entendit parler d’un poste éventuel et se rendit dans les bureaux d’ECLOF pour un entretien avec le directeur. Lorsqu’elle entra dans son bureau Jacqueline ne put en croire ses yeux. Sur le mur, en face d’elle, se trouvait une affiche d’ECLOF International. L’une des photos sur l’affiche était celle de sa mère en train de traire la vache qu’elle avait achetée grâce à son prêt d’ECLOF République dominicaine! Jacqueline eut le poste et elle est persuadée que c’est Dieu qui l’y a conduite.

Jacqueline est reconnaissante à ECLOF International de penser au bureau d’ECLOF République dominicaine. Sur une touche plus personnelle, elle estime que si elle a été éduquée c’est pour travailler avec les autres et elle espère que le témoignage de ses expérience aidera à en motiver d’autres à faire pareil. Elle remercie Dieu pour l’existence d’organisations comme ECLOF International et Futuro Vivo. Elle espère que d’autres agences semblables seront créées et qu’elles travailleront toutes ensemble, avec toujours plus de coopération.


En route pour le travail – mais à quoi ressemble Jacqueline?


Voilà à quoi elle ressemble! (2eme depuis la gauche). Jacqueline visite quelques uns de ses clients ECLOF à Guerra, accompagnée par l’organisatrice et la formatrice des femmes pour le Peace Corps, Daniela Mullack (centre).


La photo de sa mère, qui a tant surpris Jacqueline lors de son interview!

Up

Sur les routes du Zimbabwe

Walter Marime est agent de crédit agricole pour ECLOF Zimbabwe. Il est né il y a 36 ans à Guruve, une région rurale au nord ouest du Zimbabwe près de la ville de Karoi. Walter est marié, a 3 enfants et il est membre de l’Eglise de la Foi Apostolique.

Après avoir complété ses études et obtenu un certificat en développement et gestion des coopératives, ainsi qu’un diplôme en gestion et techniques de ventes, il a travaillé comme assistant dans le service de relocalisation des populations pour le Ministère du Gouvernement Local, au Département de la Planification Urbaine et Rurale. Deux ans plus tard, il fut transféré au Département de Création d’Emploi et Coopératives du Ministère des Affaires Intérieures. C’est là qu’a commencé véritablement sa carrière dans le développement communautaire.

Walter est entré à l’Union des Paysans du Zimbabwe (ZFU) en 1997 comme agent de gestion et il a rejoint ECLOF Zimbabwe (ZECLOF) quatre ans plus tard, en 2001. Walter nous parle de son travail actuel d’agent de crédit agricole comme d’un véritable défi. Tout en prodiguant des conseils en gestion et en agriculture aux fermiers, comme il le faisait au ZFU, il gère également un portefeuille de prêts qui s’est considérablement développé ces dernières années.

Karoi
Walter est basé dans la succursale d’ECLOF à Karoi, petite ville rurale d’environ 40’000 personnes dans le Mashonaland East à environ 200 kilomètres de la capitale, Harare. Karoi s’est agrandie pour devenir un centre de cultures commerciales et communales. Son économie est presque entièrement centrée sur l’agriculture.

Jusqu’à récemment, l’agriculture commerciale de Karoi, et d’ailleurs du Zimbabwe en général, était l’apanage d’anciens colons blancs et d’un petit nombre de noirs plus riches, tandis que les noirs plus pauvres, vivant sur une terre moins fertile, pratiquaient surtout une agriculture de subsistance. Ce secteur de paysans agricoles est maintenant la cible des activités de ZFU et de ZECLOF car c’est là que la pauvreté prévaut le plus. Les clients de ZECLOF à Karoi, nous dit Walter, travaillent dur et honorent leurs prêts comme la plupart des gens pauvres.

ZECLOF a commencé à fournir des prêts agricoles dans la région de Karoi en 1998 après la privatisation de la Corporation Financière Agricole, une institution de développement de prêt quasi gouvernementale, qui fut transformée en banque commerciale. Peu de temps après, cette banque cessa de prêter aux fermiers communaux prétextant le peu de profits et les risques liés à ce type de transactions.

Selon Walter, la demande en prêts de Karoi est tellement forte que ZECLOF côtoie ses concurrents sans trop de tension. Il en va de même pour les organisations soutenant les activités des paysans qui recherchent cette collaboration avec ZECLOF, car la finance représente un aspect important de l’agriculture. De son côté, ZECLOF, en tant que prêteur, dépend de ces institutions car ce serait trop cher pour ZECLOF de devoir fournir ces mêmes services de soutien aux paysans.

Walter nous explique que ZECLOF fournit principalement des prêts agricoles aux petits paysans de Karoi pour leurs achats de graines et autres denrées de base. L’emprunt a lieu aux alentours de septembre et les remboursements sont terminés en août de l’année suivante. Les prêts sont accordés aux paysans qui sont regroupés selon la nature de leur production. Les paysans sont responsables de la formation de leurs propres groupes.

Faire le tour
Les clients ZECLOF sont éparpillés sur un rayon de 80 kilomètres autour de Karoi. Walter dépendait autrefois des transports publics pour faire la tournée de ses clients, ce qui devenait un vrai problème. En effet, nous explique Walter, les quelques bus qui passent dans les campagnes, étaient incompatibles avec mes horaires de travail. Le bus partait de Karoi en soirée et revenait le lendemain matin, ce qui signifiait que Walter devait passer au moins une nuit à l’hôtel à chaque sortie. « Il y a si peu de bus, nous dit-il, que souvent une grande partie de ma journée était consacrée au transport ou à la simple attente du bus ».

Walter peut maintenant aller où il veut et quand il veut, grâce à sa moto ECLOF financée par ECLOF International grâce à son Fonds d’Assistance Technique.

Le portefeuille de Walter Karoi comprend 120 groupes, soit un total de 600 membres, avec des prêts représentant un total de Z$197 million (US$239’000). Walter nous précise que c’est uniquement grâce à sa moto qu’il peut suivre la totalité de ses plus de 600 fermiers.

Un super client
Le meilleur client de Walter s’appelle M. Phiri, autrefois gérant d’exploitation, qui a une grande expérience et un diplôme en agriculture. A la fin de cette saison, M. Phiri pense récolter 10 tonnes de paprika, 160 tonnes de maïs et 15 tonnes de tabac. Walter nous précise que M. Phiri a tellement dépassé son potentiel cette saison qu’il a dû , en plus du prêt ZECLOF de Z$3.5 million (US$4’240) pour acheter des denrées, vendre quelques uns de ses biens pour augmenter cette somme et pouvoir amener sa production à maturité. M. Phiri estime prudemment que son revenu pour cette année sera de Z$30 million (US$36’340).

Soutenir la culture du paprika est l’une des principales stratégies de ZECLOF et ZFU pour aider les fermiers à développer une alternative à la culture du tabac. ECLOF International a mis les cultivateurs en relation avec un partenaire aux Etats-Unis qui envisagerait d’acheter toutes leurs récoltes de paprika.

Vers une hausse des demandes de prêts
En dépit des difficultés économiques actuelles au Zimbabwe, Walter pense que la demande de prêts continuera d’augmenter en raison de l’intérêt grandissant pour l’agriculture, conséquence des mesures gouvernementales visant à favoriser l’accès des paysans communaux à la terre. Cette demande continuera aussi de grandir dans la mesure où le gouvernement n’a jamais créé sa propre institution financière pour fournir des fonds aux paysans. Il semble, selon Walter, qu’à l’avenir les gens continueront à dépendre d’organisations comme ZECLOF, qui se sont donnés comme but de travailler avec les pauvres.

Karoi est en train de devenir le portefeuille le plus important de ZECLOF. "Nous devons tout cela à cette machine", nous dit Walter, tout en montrant fièrement du doigt sa reluisante moto.


Walter Marime inspecte un terrain de maïs appartenant à l’une des 120 associations agricoles de sa région. Walter pense que les évaluations faites sur place sont l’une de ses plus importantes fonctions en tant qu’Agent de Crédit Agricole.


Grâce à sa moto, Walter peut personnellement apporter les prêts aux fermes éloignées. M. L. Mashingaidze (au centre) et M. S. Chitiza, deux membres de l’Association des fermiers Sunganai de l’Union des Paysans du Zimbabwe, reçoivent leurs chèques.

 
 
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