Projecteur
sur le personnel ECLOF
Une
femme en mouvement
María
V. de Jesús R., plus connue sous le surnom de Jacqueline,
est Officier de Crédit et Promotrice d’ECLOF
République Dominicaine.
Jacqueline
travaille à Guerra, à 25 km environ à
l’est de la capitale, Saint Domingue. Beaucoup des
30’000 personnes de Guerra sont venus des 36 villages
de la région pour tenter de trouver de meilleures
conditions de vie. Cette augmentation de la population
a entraîné une augmentation de la pauvreté.
A l’heure actuelle, la ville est pauvre et surpeuplée,
et elle offre très peu de services publics.
L’activité
économique principale reste toujours la production
industrielle de sucre de canne, et l’élevage
de cochons et de bétail. Deux projets de réforme
du sol sont actuellement mises en place à Guerra
afin de produire des récoltes à cycle court,
principalement destinées à la consommation
familiale mais aussi à la vente. La communauté
n’a pas de marché, ce qui obligent les gens
à se rendre à Saint Domingue pour vendre
leur surplus.
La
plupart des initiatives rurales ne reçoivent pas
de bénéfice ou de conseils techniques de
la part des programmes gouvernementaux pour promouvoir
l’agriculture. C’est pour cette raison et
aussi par manque de disponibilité de crédit,
que la plupart des paysans cultivent peu leur terre, voir
pas du tout.
Autrefois
à l’origine de grandes richesses économiques,
l’industrie du sucre de canne a connu un grave déclin
à la suite de l’effondrement du Conseil Gouvernemental
du Sucre et de la faillite des deux moulins à sucre
locaux.
Il
n’existe pas d’industrie dans la communauté;
la plupart des familles sont obligées d’avoir
une petite ou même microscopique entreprise pour
générer quelques rentrées d’argent.
Beaucoup s’en vont ailleurs chercher du travail,
en particulier à Saint Domingue ou dans les zones
de marché libre (“maquila”) de San
Isidro et d’Hainamosa. Ces travailleurs continuent
à vivre à Guerra et font des kilomètres
tous les jours pour aller travailler. Ceci explique pourquoi
beaucoup trouvent un travail dans le secteur du transport
privé.
Le
projet et le programme Guerra
Jacqueline nous explique que le portefeuille ECLOF de
Guerra compte en ce moment 255 clients et que 350 familles
environ ont déjà bénéficié
de ce programme depuis ses débuts il y a seulement
trois ans. Pas une semaine ne passe, nous dit-elle, sans
recevoir de nouvelles demandes de prêt.
Jacqueline
ajoute qu’ il n’existe pas de banques officielles
dans la communauté de Guerra, pas plus d’ailleurs
qu’une succursale d’ECLOF. La seule facilité
bancaire est une succursale de l’Union d’Epargnes
et de Crédit El Progreso. Cette institution gère
un programme de crédit pour ses membres et fournit
des services bancaires et financiers aux clients ECLOF
et à la population en général.
Les
clients d’ECLOF République Dominicaine reçoivent
leurs prêts par l’intermédiaire d’El
Progreso. Les emprunteurs présentent à El
Progreso leur ordres de paiement, lequel donne ensuite
au client le montant de son prêt en liquide, tiré
sur le compte d’ECLOF République Dominicaine
à El Progresso. Cette Union accepte également
les remboursements de prêts des clients ECLOF, qu’elle
verse sur le compte d’ECLOF République Dominicaine.
Parmi
les petites activités génératrices
de revenus des clients de Jacqueline, on peut citer des
magasins d’alimentation, d’habillement et
des petites surfaces, des échoppes de fritures,
des salons de beauté, des magasins de maquillage,
du petit élevage, des boutiques de mode, des garages,
des services de transport (motos, taxis et bus), des magasins
de quincaillerie, des fermes de volailles, des boucheries,
et ainsi de suite. Les prêts destinés aux
entreprises de transport ne sont disponibles que depuis
juin de l’année dernière.
Circuler
Les clients de Jacqueline habitent à environ 20
km les uns des autres et elle effectue ses visites sur
sa moto ECLOF. Elle utilisait autrefois son propre scooter
mais elle nous précise que la moto est beaucoup
plus pratique car elle est plus lourde et plus grosse
et qu’elle résiste mieux aux routes en mauvais
état qu’elle prend pour faire ses visites
sur les terrain. Il lui est maintenant aussi plus facile
de se déplacer d’une communauté à
une autre pour assister aux réunions mensuelles
avec chaque groupe du programme.
Jacqueline
visite à peu près 15 clients tous les jours
pour le suivi, les conseils et les demandes de prêts.
Elle doit également constamment rendre visite à
l’Union d’Epargnes et de Crédit, en
vue de passer en revue les paiements, rassembler les reçus,
délivrer les prêts aux clients et maintenir
la relation entre l’Union El Progreso et ECLOF République
Dominicaine.
Les
réalisations d’ ECLOF
Jacqueline
considère que la famille ECLOF est une institution
très importante. Elle croit en sa capacité
à promouvoir le développement économique
et social des gens au travers de crédits aux micro
entreprises, aux écoles et aux églises.
Elle
pense également qu’ECLOF est une bonne manière
de partager les ressources matérielles aussi bien
que spirituelles. Il lui semble qu’il doit être
parfois difficile pour le personnel d’ECLOF International
de se rendre compte de toutes les bonnes choses qu’ECLOF
fait pour les pauvres. Le personnel local par contre est
proche de ses clients et peut voir le bien qu’ECLOF
apporte tous les jours. Les gens, souligne-t-elle, apprécient
les ressources qu’ils reçoivent au travers
des prêts car ceux-ci les aident à développer
leur entreprise et à améliorer la situation
économique des familles et de la communauté.
Jacqueline
est fière de savoir que le Projet Guerra représente
pour beaucoup l’occasion de démarrer une
affaire. L’un des premiers clients du projet, dont
Jacqueline se souvient particulièrement, fut Arelis
Dania de los Santos. Au début de l’année
2000. Mlle Santos reçut un prêt ECLOF de
RD$2’500 (US$104) pour acheter des ustensiles et
du condiments crus pour commencer un restaurant de poulets
et bananes frits. En l’espace de six mois elle avait
remboursé son prêt, et bien qu’elle
sortit du projet quelque temps, elle continua de travailler
dur et de placer son épargne à la Coopérative
El Progreso, par l’intermédiaire d’ECLOF
République Dominicaine. Mlle Santos est depuis
redevenue cliente et a reçu des prêts plus
importants. Jacqueline nous dit sa surprise lorsqu’un
jour Mlle Santos vint à elle pour la remercier.
Avec des larmes dans les yeux, la femme raconta à
Jacqueline comment son restaurant lui avait rapporté
suffisamment pour construire une maison. Depuis, Mlle
Santos a demandé un nouveau prêt ECLOF parce
que, dit-elle, les montants de prêts ont augmenté
et le délai de remboursement est plus long.


Dynamique
dominicaine!
L’histoire de Jacqueline
La
lecture de ce que l’employée d’ECLOF
María V. De Jesús R., aussi appelée
Jacqueline, a accompli jusqu’ici dans sa vie, a
de quoi vous couper le souffle!
Jacqueline
vient d’une famille pauvre. Elle est née
la veille de Noël 1972 et elle est la plus jeune
de neuf enfants. Son père est mort en 1991. Sa
mère est femme au foyer et dirige le Groupe d’entre
aide sociale et communautaire de l’Eglise catholique
locale.
Jacqueline
est originaire de La Pluma, un petit village à
4 km au nord de la ville de Guerra en République
dominicaine. Elle a fait ses premières cinq années
d’étude primaire à La Pluma et puis,
dès l’âge de 11 ans, a dû se
rendre à pied à l’école intermédiaire
puis secondaire de Guerra. Jacqueline rit en nous expliquant
que l’école intermédiaire existait
le jour et que tous les soirs elle changeait de nom pour
s’appeler Ecole Secondaire du Soir de Guerra. Jacqueline
en est sortie avec un diplôme en sciences physiques
et mathématiques. Tout en poursuivant ses études
secondaires, Jacqueline a aussi suivi un cours de secrétariat
dans une école de commerce locale.
Après
avoir terminé l’école, Jacqueline
a suivi une formation de promotrice de Santé à
l’Agence Gouvernementale d’Assistance Sociale
et de Santé Publique. Depuis, elle a toujours travaillé
comme agent bénévole de la santé
à La Pluma.
En
1992, Jacqueline est allée à l’Université
d’Etat de Saint Domingue pour étudier le
journalisme. Tout en continuant à vivre à
La Pluma, où elle travaillait dans le magasin de
glaces de son frère à Guerra, elle devait
se rendre tous les jours à la capitale de Saint
Domingue pour assister aux cours. Après beaucoup
de travail et beaucoup de sacrifices, Jacqueline a obtenu
en 1999 son diplôme en communications avec spécialisation
en journalisme.
Jacqueline
est fière de sa mère, qui est professeur
de catéchisme à La Pluma. Jacqueline nous
dit que sa mère travaille beaucoup pour répandre
l’Evangile, à tel point que lorsqu’ils
étaient petits, elle la poussait, elle et ses frères,
à aider à enseigner aux autres enfants de
la communauté.
De
1990 à 1999, et parallèlement à ses
études, Jacqueline travailla comme professeur de
lecture bénévole à La Pluma pour
le Programme Communautaire Futuro Vivo. Elle est à
l’heure actuelle membre laïque d’une
équipe qui coordonne avec les sœurs carmélites
le Programme Communautaire Futuro Vivo dans le Centre
d’Education de Guerra. Cette école offre
aux enfants les plus pauvres des environs de la ville
une éducation de base, des ateliers de formation
en mécanique, des repas journaliers, des soins
médicaux et des médicaments, ainsi qu’un
bureau d’aide aux familles. Elle est également
agent de promotion de voisinage bénévole
à l’école. Ceci implique d’aider
à la vaccination des enfants et à la publication
d’un magazine distribué aux gens qui font
des dons à l’école.
Jacqueline
nous indique que c’est grâce à son
travail à Futuro Vivo qu’elle a pu acquérir
une grande partie de son éducation personnelle,
communautaire et spirituelle.
Jacqueline
a déménagé à Guerra en 1997
lorsqu’elle a épousé José Luis,
fonctionnaire et étudiant. Ils ont maintenant deux
filles. Jacqueline nous soutient avec conviction que grâce
à son travail avec ECLOF République dominicaine
et ses économies, elle et José Luis ont
pu construire leur propre maison.
Une
affiche qui surprend
Jacqueline connaît plus personnellement ECLOF République
dominicaine depuis 1990. C’est à ce moment-là
qu’ ECLOF avait financé l’achat d’une
vache pour sa mère par l’intermédiaire
de l’Asociación de Mujeres de la Pluma (Association
des Femmes de La Pluma); cet achat faisait partie d’un
projet commun entre ECLOF République dominicaine
et le Centro de Solidaridad para la Mujer ( Centre de
Solidarité Féminine).
Jacqueline
se rappelle ses fréquentes visites au bureau ECLOF
pour faire les remboursements pour sa mère. Elle
sourit en disant que jamais elle n’aurait imaginer
travailler un jour pour cette organisation!
Jacqueline
entendit parler d’un poste éventuel et se
rendit dans les bureaux d’ECLOF pour un entretien
avec le directeur. Lorsqu’elle entra dans son bureau
Jacqueline ne put en croire ses yeux. Sur le mur, en face
d’elle, se trouvait une affiche d’ECLOF International.
L’une des photos sur l’affiche était
celle de sa mère en train de traire la vache qu’elle
avait achetée grâce à son prêt
d’ECLOF République dominicaine! Jacqueline
eut le poste et elle est persuadée que c’est
Dieu qui l’y a conduite.
Jacqueline
est reconnaissante à ECLOF International de penser
au bureau d’ECLOF République dominicaine.
Sur une touche plus personnelle, elle estime que si elle
a été éduquée c’est
pour travailler avec les autres et elle espère
que le témoignage de ses expérience aidera
à en motiver d’autres à faire pareil.
Elle remercie Dieu pour l’existence d’organisations
comme ECLOF International et Futuro Vivo. Elle espère
que d’autres agences semblables seront créées
et qu’elles travailleront toutes ensemble, avec
toujours plus de coopération.

En route pour le travail – mais à quoi ressemble
Jacqueline?

Voilà à quoi elle ressemble! (2eme depuis
la gauche). Jacqueline visite quelques uns de ses clients
ECLOF à Guerra, accompagnée par l’organisatrice
et la formatrice des femmes pour le Peace Corps, Daniela
Mullack (centre).

La photo de sa mère, qui a tant surpris Jacqueline
lors de son interview!


Sur
les routes du Zimbabwe
Walter
Marime est agent de crédit agricole pour ECLOF
Zimbabwe. Il est né il y a 36 ans à Guruve,
une région rurale au nord ouest du Zimbabwe près
de la ville de Karoi. Walter est marié, a 3 enfants
et il est membre de l’Eglise de la Foi Apostolique.
Après
avoir complété ses études et obtenu
un certificat en développement et gestion des coopératives,
ainsi qu’un diplôme en gestion et techniques
de ventes, il a travaillé comme assistant dans
le service de relocalisation des populations pour le Ministère
du Gouvernement Local, au Département de la Planification
Urbaine et Rurale. Deux ans plus tard, il fut transféré
au Département de Création d’Emploi
et Coopératives du Ministère des Affaires
Intérieures. C’est là qu’a commencé
véritablement sa carrière dans le développement
communautaire.
Walter
est entré à l’Union des Paysans du
Zimbabwe (ZFU) en 1997 comme agent de gestion et il a
rejoint ECLOF Zimbabwe (ZECLOF) quatre ans plus tard,
en 2001. Walter nous parle de son travail actuel d’agent
de crédit agricole comme d’un véritable
défi. Tout en prodiguant des conseils en gestion
et en agriculture aux fermiers, comme il le faisait au
ZFU, il gère également un portefeuille de
prêts qui s’est considérablement développé
ces dernières années.
Karoi
Walter est basé dans la succursale d’ECLOF
à Karoi, petite ville rurale d’environ 40’000
personnes dans le Mashonaland East à environ 200
kilomètres de la capitale, Harare. Karoi s’est
agrandie pour devenir un centre de cultures commerciales
et communales. Son économie est presque entièrement
centrée sur l’agriculture.
Jusqu’à
récemment, l’agriculture commerciale de Karoi,
et d’ailleurs du Zimbabwe en général,
était l’apanage d’anciens colons blancs
et d’un petit nombre de noirs plus riches, tandis
que les noirs plus pauvres, vivant sur une terre moins
fertile, pratiquaient surtout une agriculture de subsistance.
Ce secteur de paysans agricoles est maintenant la cible
des activités de ZFU et de ZECLOF car c’est
là que la pauvreté prévaut le plus.
Les clients de ZECLOF à Karoi, nous dit Walter,
travaillent dur et honorent leurs prêts comme la
plupart des gens pauvres.
ZECLOF
a commencé à fournir des prêts agricoles
dans la région de Karoi en 1998 après la
privatisation de la Corporation Financière Agricole,
une institution de développement de prêt
quasi gouvernementale, qui fut transformée en banque
commerciale. Peu de temps après, cette banque cessa
de prêter aux fermiers communaux prétextant
le peu de profits et les risques liés à
ce type de transactions.
Selon
Walter, la demande en prêts de Karoi est tellement
forte que ZECLOF côtoie ses concurrents sans trop
de tension. Il en va de même pour les organisations
soutenant les activités des paysans qui recherchent
cette collaboration avec ZECLOF, car la finance représente
un aspect important de l’agriculture. De son côté,
ZECLOF, en tant que prêteur, dépend de ces
institutions car ce serait trop cher pour ZECLOF de devoir
fournir ces mêmes services de soutien aux paysans.
Walter
nous explique que ZECLOF fournit principalement des prêts
agricoles aux petits paysans de Karoi pour leurs achats
de graines et autres denrées de base. L’emprunt
a lieu aux alentours de septembre et les remboursements
sont terminés en août de l’année
suivante. Les prêts sont accordés aux paysans
qui sont regroupés selon la nature de leur production.
Les paysans sont responsables de la formation de leurs
propres groupes.
Faire le tour
Les clients ZECLOF sont éparpillés sur un
rayon de 80 kilomètres autour de Karoi. Walter
dépendait autrefois des transports publics pour
faire la tournée de ses clients, ce qui devenait
un vrai problème. En effet, nous explique Walter,
les quelques bus qui passent dans les campagnes, étaient
incompatibles avec mes horaires de travail. Le bus partait
de Karoi en soirée et revenait le lendemain matin,
ce qui signifiait que Walter devait passer au moins une
nuit à l’hôtel à chaque sortie.
« Il y a si peu de bus, nous dit-il, que souvent
une grande partie de ma journée était consacrée
au transport ou à la simple attente du bus ».
Walter
peut maintenant aller où il veut et quand il veut,
grâce à sa moto ECLOF financée par
ECLOF International grâce à son Fonds d’Assistance
Technique.
Le
portefeuille de Walter Karoi comprend 120 groupes, soit
un total de 600 membres, avec des prêts représentant
un total de Z$197 million (US$239’000). Walter nous
précise que c’est uniquement grâce
à sa moto qu’il peut suivre la totalité
de ses plus de 600 fermiers.
Un
super client
Le meilleur client de Walter s’appelle M. Phiri,
autrefois gérant d’exploitation, qui a une
grande expérience et un diplôme en agriculture.
A la fin de cette saison, M. Phiri pense récolter
10 tonnes de paprika, 160 tonnes de maïs et 15 tonnes
de tabac. Walter nous précise que M. Phiri a tellement
dépassé son potentiel cette saison qu’il
a dû , en plus du prêt ZECLOF de Z$3.5 million
(US$4’240) pour acheter des denrées, vendre
quelques uns de ses biens pour augmenter cette somme et
pouvoir amener sa production à maturité.
M. Phiri estime prudemment que son revenu pour cette année
sera de Z$30 million (US$36’340).
Soutenir
la culture du paprika est l’une des principales
stratégies de ZECLOF et ZFU pour aider les fermiers
à développer une alternative à la
culture du tabac. ECLOF International a mis les cultivateurs
en relation avec un partenaire aux Etats-Unis qui envisagerait
d’acheter toutes leurs récoltes de paprika.
Vers
une hausse des demandes de prêts
En dépit des difficultés économiques
actuelles au Zimbabwe, Walter pense que la demande de
prêts continuera d’augmenter en raison de
l’intérêt grandissant pour l’agriculture,
conséquence des mesures gouvernementales visant
à favoriser l’accès des paysans communaux
à la terre. Cette demande continuera aussi de grandir
dans la mesure où le gouvernement n’a jamais
créé sa propre institution financière
pour fournir des fonds aux paysans. Il semble, selon Walter,
qu’à l’avenir les gens continueront
à dépendre d’organisations comme ZECLOF,
qui se sont donnés comme but de travailler avec
les pauvres.
Karoi
est en train de devenir le portefeuille le plus important
de ZECLOF. "Nous devons tout cela à cette
machine", nous dit Walter, tout en montrant fièrement
du doigt sa reluisante moto.

Walter Marime inspecte un terrain de maïs appartenant
à l’une des 120 associations agricoles de
sa région. Walter pense que les évaluations
faites sur place sont l’une de ses plus importantes
fonctions en tant qu’Agent de Crédit Agricole.

Grâce à sa moto, Walter peut personnellement
apporter les prêts aux fermes éloignées.
M. L. Mashingaidze (au centre) et M. S. Chitiza, deux
membres de l’Association des fermiers Sunganai de
l’Union des Paysans du Zimbabwe, reçoivent
leurs chèques.