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New Horizons, the newsletter of the Ecumenical Church Loan FundHorizons > Décembre 2002

 

La solution aux problèmes en Afrique du sud

Nils Gunnar-SmithDurant deux semaines en septembre dernier, la Fédération Mondiale Luthérienne (Lutheran World Federation - LWF) a tenu un atelier en micro finance à Bulawayo, Zimbabwe. Le personnel du LWF d’Angola, du Malawi, du Mozambique, du Swaziland, de la Zambie et du Zimbabwe y ont participé (compte-rendu de Nils Gunnar-Smith).

L’atelier fut une réponse à des besoins exprimés dans la région et fut destiné à partager l’information et à construire des aptitudes.

L’atelier s’est souvenu qu’en Afrique du sud la micro finance est un aspect important du secteur économique et ce en raison de la pauvreté croissante, le chômage, la sécheresse et les faibles performances économiques. Le défi consiste à savoir comment affronter la pauvreté là où les services financiers conventionnels ne correspondent pas aux besoins des démunis.

Ceux qui ont besoin de ces services financiers font face à des difficultés telles les conditions inappropriées imposées par les banques standard, la distance à parcourir pour aller à ces banques, et la mobilisation des ressources.

La micro finance peut cependant combler le trou entre la pauvreté et l’accès au crédit, et c’est là la raison pour laquelle ce secteur est très important pour la région.

J’ai pris part à l’atelier en tant que conférencier et participant, représentant de l’Eglise de Suède, d’ECLOF Genève (je suis membre de son Conseil) et du Département du Service Mondial du LWF, au sein duquel je suis coordinateur en Micro finance à temps partiel.

Cela me fit du bien de voir le LWF et ECLOF travailler ensemble au Zimbabwe, cela me rappela que nous faisons tous partie de la même famille!

John Banda d’ECLOF Zimbabwe partagea avec nous son expérience de travail avec les prêts en micro finance. Il nous dit qu’ECLOF Zimbabwe rencontrait de nombreux problèmes dans l’administration de ses programmes. Le travail était un labeur intensif mais la structure du CNE était fragile. Il nous expliqua que la Micro finance nécessite un long moment avant de devenir soutenable. Parallèlement, ECLOF Zimbabwe ne possédait plus de capital de subvention pour ses dépenses opérationnelles.

M. Banda nous exposa qu’en offrant un produit en micro-crédit, les clients payaient leurs trois premières échéances mais rencontraient toujours des difficultés pour régler les trois dernières. Les groupes formés par les emprunteurs n’avaient pas de cohésion parce qu’ils s’étaient formés avec pour seul but d’emprunter.

M. Banda précisa que les officiers d’ECLOF Zimbabwe gaspillaient beaucoup de leur temps à régler des disputes entre les membres. Ceci donnait encore plus de travail au bureau et augmentait les dépenses. En parallèle, les revenus et le portefeuille ne s’amélioraient pas.

Au vu de ces nombreux problèmes, le conseil s’énerva contre le produit de la micro finance à tel point qu’il considéra sérieusement la possibilité de l’abandonner. C’est alors qu’en 2000, ECLOF Zimbabwe recruta deux experts en micro crédit qui se consacrèrent à la formation d’autres agents, et la micro finance prit un nouvel essor avec de nouveaux critères:

  • Les groupes provinrent désormais d’églises ou d’autres solides noyaux sociaux;
  • La taille minimum du groupe fut réduite au nombre de trois;
  • Les prêts furent seulement concédés à des micro entreprises existantes;
  • La taille des prêts fut augmentée en prenant en compte l’inflation;
  • Le remboursement du prêt fut désormais de strictement six mois;
  • Les clients coutumiers restèrent prioritaires;

Les économies des clients (de l’ordre de 20% du prêt demandé) sont gérées par ECLOF Zimbabwe et investis séparément au travers d’unités de trusts. A la fin de l’année comptable, ces épargnes peuvent être utilisées pour solder des arriérés, avec le consentement des clients.
John Banda ajoute que l’implantation de taux d’intérêt soutenable est cruciale au déroulement d’un programme de crédit. Actuellement, ECLOF Zimbabwe charge un intérêt de 60% par cycle de prêt de six mois, avec un taux de frais d’administration par prêt de 5%, pris séparément.

M. Banda provoqua une discussion très animée en ajoutant, “Ceux qui utilisent le capital alloué, pour faire face à leurs dépenses administratives, se casseront la figure tôt ou tard!”

 
 
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