Nouvelles
des CNEs
Troubles
de Transport
Cela brillait, cela scintillait …et cela coûta
une fortune. Avec un véhicule coûteux sur
les bras, ECLOF Sri Lanka du arrêter la saignée
de son budget.
ECLOF
Sri Lanka débuta en 1975 et, avec une poignée
de volontaires, le CNE concentra ses activités
de prêts sur les institutions ecclésiastiques
et les églises. Comme le programme d’origine
s’était développé pour servir
les démunis au sein du public en général,
il devint nécessaire de s’adjoindre les services
d’un officier de projets. L’officier des projets
en question se débrouillait pour se déplacer
efficacement et à moindre coût, au moyen
d’un véhicule appartenant aux membres du
CNE ou tout simplement en utilisant les transports publics.
A ce moment-là personne ne pouvait s’imaginer
que le comité s’agrandirait à un point
tel qu’un véhicule leur deviendrait nécessaire.
Le
temps passant, les activités d’ECLOF Sri
Lanka augmentèrent et le CNE engagea un administrateur
à plein temps et plus de personnel. Afin de faciliter
les activités de programme et en vue d’un
futur accroissement, la gestion décida fermement
de l’achat d’un véhicule.
Le
Choix
Le choix d’origine s’était porté
sur un simple camion de seconde main, alimenté
au simple carburant. A cause du terrain accidenté,
le comité se persuada de la nécessité
d’acheter un camion à double cabine, neuf,
multi-fonctionnel, alimenté par le carburant le
plus coûteux, cher d’assurance et enfin, coûtant
deux fois le prix du camion choisi à l’origine!
Le
Coût
Mais la surprise fut encore plus grande au magasin. Le
comité fut confronté à un certain
nombre de charges imprévues et imprévisibles
alors, ce qui était plus que ce que le programme
pouvait se permettre. L’entretien du véhicule
se révéla beaucoup plus coûteux que
prévu, en raison notamment de l’exportation
des pièces détachées nécessaires.
En outre, ce véhicule était soumis à
une luxueuse taxe annuelle en raison de sa taille, son
coût et son usage. L’on ajoutera à
ce palmarès le coût du gasoil au Sri Lanka,
plus élevé que celui de l’essence.
Il fut également nécessaire d’embaucher
quelqu’un juste pour surveiller et conduire le véhicule.
En
sus des coûts financiers, le véhicule devint
une autre sorte de fardeau. Le comité décida
que le prix élevé de son entretien était
dû en grande partie à un mauvais usage. Dans
leurs efforts pour empêcher cette situation, les
relations entre comité et personnel se dégradèrent,
et un temps précieux et des efforts furent gaspillés
au détriment des activités du programme.
Finalement la direction dut s’interposer.
Changement
de direction
Le comité prit à l’unanimité
la décision de réduire les coûts du
transport dans le cadre du programme, par la vente du
véhicule et l’achat d’une motocyclette.
Pour les transports externes au programme, le comité
décida que les transports publics, loués
ou privés pouvaient être utilisés
tout comme par le passé. Le processus de mise en
vente du véhicule fut intégré dans
un compte d’investissement. Les revenus provenant
des intérêts de ce compte furent destinés
à faire face aux coûts de transport de location.
Afin
d’éviter l’abus de la motocyclette,
une solide politique de transport fut ébauchée
limitant son usage aux activités de programme seules.
Cette politique comprend 15 règles à l’usage
et à la responsabilité de l’employé
qui l’utilise. Celui qui se sert de la motocyclette
doit en assumer la licence et l’assurance, fournir
un entretien régulier, maintenir un registre des
services, tenir un journal de bord et présenter
les factures des dépenses. La motocyclette ne peut
pas non plus être conduite par une autre personne
que celle qui lui a été assignée.
Inutile
de souligner que les économies furent immédiates
et que, grâce à la politique stricte de l’usage
de ce véhicule, le comité peut maintenant
se consacrer au travail pour lequel il a été
réellement créé.