Soins
de santé au Kenya
En
décembre 2000, lECLOF-Kenya a fait un prêt
de 390 000 shillings kényens (KES), soit 4 915 USD,
aux neuf infirmières et cinq infirmiers membres du
Private Nurse Practitioners Self-Help Group. Ce groupe dauto-assistance
a été créé en 1998 en tant quassociation
dinfirmières et infirmiers privés, et
officiellement inscrit en tant que groupe dauto-assistance
(Self-Help Group SHG) en 1999.
Lors de conversations avec le personnel de lECLOF-Kenya,
les patients ont mentionné plusieurs raisons qui
les ont poussés à choisir les services de
consultation et de soins infirmiers privés. Les dispensaires
privés sont proches des villages des patients, alors
que les établissements de soins de santé publics
se trouvent généralement dans les centres
urbains. La proximité des centres de soins de santé
permet déconomiser du temps et de largent
non seulement sur le transport, mais aussi sur la nourriture
et le logement quand les patients sont contraints de parcourir
de longs trajets jusquà des établissements
en ville. Les dispensaires privés ne sont pas encombrés,
et le personnel est calme, courtois et sympathique.
Les
patients qui utilisent les services de ces établissements
privés soulignent quils sont propres et ordonnés,
que les traitements sont bien coordonnés et que latmosphère
générale est propice à la guérison.
Presque tous les patients interrogés ont exprimé
leur sentiment de confiance et ont fait léloge
des soins personnalisés et du suivi dont ils ont
bénéficié dans les dispensaires privés.
En particulier, les membres du personnel infirmier privé
reçoivent les urgences au dispensaire en dehors des
heures douverture, prennent des nouvelles en cas durgence,
téléphonent régulièrement aux
patients et, de manière générale, sintéressent
à eux en tant que personnes.
Les membres du groupe dinfirmiers privés ont
déclaré à lECLOF-Kenya quils
avaient quitté le secteur public dans lintention
de fournir des soins infirmiers plus personnalisés,
orientés sur les symptômes physiques et psychologiques
associés à la maladie. Ils voulaient aussi
se libérer des contraintes que le secteur public
fait peser sur lefficacité et qui, selon eux,
compromettent leurs possibilités daccorder
aux patients toute lattention nécessaire.
Conformément
aux dispositions régissant les groupes dauto-assistance
au Kenya, le groupe dinfirmiers privés travaille
sur la base dune constitution, se réunit régulièrement,
élit démocratiquement les membres de son bureau
et a créé un système dépargne
fonctionnant à la manière dun fond de
roulement. Chacun des 14 membres verse 500 KES (6.33 USD)
par mois, ce qui permet doctroyer des prêts
aux membres par roulement, chacun à son tour.
Culture
et agriculture
Grâce à un prêt de lECLOF
de 11 500 USD, des tomates, du blé, des concombres,
des laitues, des haricots verts, des petits pois et des
bettes poussent en Colombie. Trente petits paysans et leurs
familles tirent un bon profit de leurs récoltes.
LAFRANEC
(Association fraternelle des communautés dorigine
africaine de Cajibio), en Colombie, est lâme
de ce projet.
Cajibio est une région de Colombie qui a été
parmi les plus gravement touchées par la violence
dans le pays et la migration vers les centres urbains qui
en résulte. Le gouvernement a décidé
de venir en aide à la population locale en lui accordant
des crédits à des conditions favorables, mais
le processus dapplication est complexe et lent.
Cest dans ce contexte que lECLOF-Colombie (COFEP)
a lancé ses activités de prêts dans
la région, et lAFRANEC a été
parmi les premiers groupes à recevoir un prêt.
Les
membres de lAFRANEC travaillent sur des exploitations
agricoles petites et moyennes ne dépassant pas cinq
hectares. Chaque famille est propriétaire de sa terre
et planifie sa production dentente avec lorganisation.
Les paysans produisent pour leurs propres besoins et pour
le marché.
LAFRANEC ne se borne pas à promouvoir le développement
de ses membres colombiens dorigine africaine. Elle
les soutient aussi en les aidant à préserver
leurs valeurs socioculturelles et à retrouver leurs
pratiques agricoles traditionnelles. Ce programme se situe
dans le cadre defforts visant à repérer
et à conserver les valeurs traditionnelles, les croyances
et les habitudes ancestrales afin de sauvegarder lidentité
de la communauté.
LAFRANEC est dirigée par une Assemblée
générale composée de deux représentants
de chacune des communautés dorigine africaine
de Cajibio. Elle achète des fournitures agricoles
en gros pour ses membres dans les grandes villes. Ses techniciens
se rendent dans les exploitations pour aider les membres
de lassociation. Celle-ci rassemble les produits des
agriculteurs et les vend par le canal de nombreuses boutiques
avec lesquelles elle est en contact.
LAFRANEC dispose dun petit fonds de roulement
constitué par les contributions de ses membres, quelle
espère développer : en 2000, il était
de 1 849 233 pesos colombiens (COP), soit 887 USD.
Le typhon oblige à réfléchir
Le buffle évince le moteur
La
communauté KASAMA (Kapungan Alang Sa Maguuma), aux
Philippines, est associée au Programme de développement
communautaire de lEglise épiscopale des Philippines.
Le premier projet de la communauté portait sur la
culture du riz. Il visait à améliorer lefficacité
et à accroître la production par lachat
déquipement à moteur de base. Jusque-là,
la communauté travaillait la terre par des moyens
traditionnels.
Puis vint 1999 une année de typhons aux Philippines.
Des pluies abondantes et des inondations, auxquelles vint
sajouter une infestation de parasites généralisée,
réduisirent la surface cultivable de la nation insulaire,
y compris les 30 hectares prévus pour le projet.
Aujourdhui, la communauté ne dispose que de
18.5 hectares utilisables.
Le
groupe a réalisé que ses efforts pour améliorer
la productivité allaient échouer et quil
ne serait pas en mesure de couvrir ses dépenses et
le remboursement du prêt. Ses membres ont discuté
de la situation avec Jim Davis, responsable des projets
du Fonds EWRDF (Episcopal World Relief and Development Fund),
et opté sagement pour une stratégie plus modeste
et plus classique.
Le
projet avait demandé deux charrues, une batteuse
et deux moteurs. Finalement, le groupe a acheté seulement
une charrue et, en lieu et place de lautre, a choisi
une forme dénergie plus traditionnelle, à
savoir un buffle deau. Il savait que si le buffle
deau nest pas aussi efficace quune charrue,
il peut être utilisé non seulement pour tirer
un soc, mais aussi pour transporter de léquipement
et répondre à certains autres besoins de transport
de la communauté.
La communauté a financé son projet par un
prêt de lECLOF-Philippines de 130 000 pesos
philippins (PHP), soit 2 633 USD, et un prélèvement
dans ses propres fonds de 30 000 PHP (607 USD). Le projet
répond aux attentes, les frais sont couverts et le
prêt est remboursé dans les délais.
Des prêts pour le cuir
Un groupe de production de cuir dArménie
a bénéficié dun prêt de
lECLOF de 25 000 USD pour acheter léquipement
et les matières premières dont il avait un
urgent besoin. La société Souren & Ani
Ltd, créée en 1997, utilisera aussi une partie
du prêt pour faire face à ses frais de conditionnement,
de design et de publicité.
La
société est basée à Arapan,
zone rurale située à 80 kilomètres
environ de la capitale, Erevan. Depuis quelque temps, lArménie
enregistre un certain succès dans ses efforts en
vue de sortir du marasme économique des années
1990, mais les choses demeurent difficiles pour la plus
grande partie de la population. A Arapan, par exemple, il
y a peu dusines.
LECLOF-Arménie sefforce de soutenir les
entreprises rurales, et Souren & Ani Ltd a la conviction
que la production de cuir, à base de matériaux
locaux, peut créer des emplois au niveau local. La
société prévoit de traiter le cuir
pour les chaussures et espère mettre en place, par
la suite, une petite fabrique de chaussures, de sacs et
de vêtements pour les marchés dArménie
et de Russie.
Lentreprise
fournit déjà un emploi stable à ses
jeunes employés des villages voisins. Lors dune
récente visite à latelier, les membres
du personnel de lECLOF-Arménie ont été
impressionnés par ce quils ont vu ; ils se
sont rendu compte, en outre, que cet atelier constitue pratiquement
la seule source de revenu des familles des employés,
en particulier durant le rude hiver.
Financer la protection anti-incendie
En
Italie, un centre de vacances de lEglise est maintenant
mieux protégé contre lincendie
La
Maison vaudoise de la jeunesse évangélique
de Vallecrosia était au départ une école
religieuse, doublée dun orphelinat. En 1950,
elle fut convertie en centre de camps et de séjours
de vacances de lEglise, ouvert aux groupes, familles
et personnes seules, italiens et étrangers, en quête
dun lieu où passer des vacances dans un environnement
chrétien et communautaire. Le centre accueille environ
3 000 visiteurs par an.
La partie principale du centre est un bâtiment de
bois, pour lequel les dispositions de protection contre
lincendie sont évidemment très strictes.
Linstallation de tout léquipement de
prévention dincendie nécessaire était
coûteuse et dépassait les possibilités
du centre. LECLOF-Italie a utilisé son fonds
de roulement pour accorder à lEglise vaudoise
un prêt de 50 000 USD pour financer le travail. Le
prêt sera remboursé en sept ans, pendant lesquels
des milliers de personnes profiteront des activités
organisées dans le bâtiment protégé
selon les normes prescrites. Le prêt a été
prélevé sur le fonds de roulement du CNE,
étant donné que lECLOF-Italie navait
plus droit à un nouveau capital.