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Renforcement des capacités

Bonnes nouvelles du Cameroun
Des banderoles flottant au vent à travers les rues de Yaoundé, la capitale du Cameroun, ont accueilli les participants au tout premier atelier national de l’ECLOF du pays en ce mois de Janvier.

Ils sont environ quarante (40) visiteurs venus de l’ECLOF-Côte d’Ivoire, de l’ANED (ECLOF-Bolivie), de l'ECLOF-Genève, du Burundi, du Congo Brazzaville et du Congo Kinshasha.

L’ECLOF-Cameroun est une structure encore bien jeune, mais donc tous les membres ont décidé de conjuguer leurs efforts pour assurer un décollage sans heurt à ce nouveau CNE. En effet, les membres du Conseil ont déjà identifié les premiers projets, les institutions membres ont offert des bureaux, d’autres membres ont effectué des missions à leurs frais et le directeur a travaillé pendant plusieurs moins sans salaire.

L’atelier de janvier constituait donc le point culminant de tous ces efforts en même temps qu’il servait de cadre à une célébration officielle marquant l’entrée de l’ ECLOF-Cameroun dans la grande famille de l’ECLOF mondiale.

Mgr Achille Mballa Kyé de l'Eglise Catholique et le Pasteur Pierre Songsare Amtsé de la Fédération des Eglises et Missions Evangéliques du Cameroun ont conjointement ouvert les travaux au cours d’une cérémonie pleine de joie et d’inspiration et à laquelle prenaient part les représentants d’ONG nationales, des Eglises et des institutions gouvernementales.

Le premier jour des travaux, les participants ont visité un certain nombre de projets dans la ville de Yaoundé. Ces projets portaient notamment sur la construction d’une chapelle, d’un centre de formation, d’une case de passage appartenant à une église, d’une unité de fabrication de jus de fruits. Ils ont également visité une tontine. Ces participants ont été particulièrement marqués par le bon fonctionnement et le nombre de tontines opérants dans le pays. L’une d’elles en constituait un exemple classique. Il s’agit en effet d’un regroupement de vingt-cinq (25) personnes qui offre quatre types de produits financiers dont : l’épargne obligatoire, l’épargne volontaire, les crédits d’urgence et les crédits commerciaux.

Les participants à l’atelier ont suivi des exposés d’un représentant du gouvernement camerounais, des membres du Conseil d’Administration du CNE ainsi que des représentants e l’ANED (ECLOF – Bolivie) et de l’ECLOF-Genève.

Ongolo MaximinCameroun : des faits et des chiffres
M. Ongolo Maximin, représentant le ministre de l’Economie et des Finances, a souligné l’insuffisance du développement financier au Cameroun. Il ressort de son exposé qu’avec une population de près de 16 millions d’habitants, le pays compte seulement 250 000 comptes bancaires. Il a également indiqué que le secteur organisé de la micro finance au Cameroun est très en retard par rapport au développement du système des tontines et à leur présence sur le terrain. Les quelques IMF et COOPEC (Coopération d’Epargnes et de Crédits) toutes tendances confondues, et qui manifestent une certaine présence sur le terrain affichent un portefeuille combiné de l’ordre de 26 millions de francs FCA (Soit 36.9 millions de $ EU). D’après le représentant du gouvernement, la législation camerounaise en matière de micro finances n’a jamais été très claire. Une nouvelle législation est en gestation et pourrait voir le jour vers le mois d’août 2001.

Grand en Bolivie
L’ECLOF-Cameroun est certes le plus jeune membre de la famille globale de l’ECLOF dont l’ANED (ECLOF-Bolivie) est le membre le plus important. L’exposé du représentant de l’ANED à l’atelier de Yaoundé a été très favorablement accueilli. Il présentait clairement aux participants le potentiel d’une IMF. Au terme de cet exposé. Un sentiment de saine émulation a été ainsi suscité parmi les participants à l’atelier. En fait, le dernier jour de l’atelier, un membre du Conseil d’Administration de l’ECLOF-Cameroun a invité l’ANED à redoubler d’efforts car d’après ce membre du Conseil, « l’ECLOF-Cameroun travaillera d’arrache-pied pour rattraper l’ANED ».

L’ECLOF-Cameroun envisage de mener des activités des prêt sur le capital l général et sur le capital de développement. Les taux d’intérêt seront réalistes et prendront en compte les coûts de fonctionnement, ce qui permettra au CNE de grandir et de devenir autonome.

En décembre 2000, le CNE a approuvé 14 crédits d’un montant total de 243 000 de $EU. En mars 2001, il a achevé la rédaction de la première mouture de sa politique de crédit et espère commencer à accorder des prêts dans les plus brefs délais. Le CNE se rend compte qu’à partir de Yaoundé, sont port d’attache, il lui sera difficile de servir les Camerounais sur l’ensemble du territoire national. C'est pourquoi, l’ECLOF-Cameroun est en train de mettre sur pied un réseau d’appui constitué des membres, des collaborateurs locaux et des ONG en vue d’atteindre sa population cible.

Au regard de l’engagement et des efforts du CNE à mettre sur pied un programme de crédit viable ainsi qu’un comité fort, l’ECLOF-Genève a consenti de verser un an de salaire au Directeur. Avec les revenus propres des intérêts, le CNE a recruté un officier de crédit et une secrétaire. L’Eglise Catholique de Yaoundé s’est montrée très utile en mettant des bureaux à la disposition du CNE.

Grâce à une planification judicieuse et une bonne supervision, l’ECLOF-Cameroun est appelée à devenir une importante force dans le domaine de la micro finance. Cela donnera une très bonne raison pour l’ECLOF-Bolivie de regarder par dessus son épaule !

 
 
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