Site de la Fondation Oecuménique de Crédit

English    Español    Deutsch
Recherche 
[ Login ]

 A PROPOS DE ECLOF COMMENT NOUS OPERONS PRODUITS CREDITS RESEAU ECLOF CLIENTS PARTENAIRES CONTACT HORIZONS
   
 

 

Groupes de solidarité et prêts

Article tiré du bulletin de l’ECLOF-Philippines, volume 1, numéro 1

Sur 132 projets mis en oeuvre au cours des trois ans écoulés, l’ECLOF-Philippines a soutenu 57 groupes de solidarité. Chacun de ces projets a un caractère unique.

Les groupes de solidarité se composent de petits entrepreneurs qui travaillent depuis quelques années et qui souhaitent se lancer dans des activités plus productives. Ces groupes n’ont pas de personnalité juridique, mais tous leurs membres ont l’expérience d’entreprises dans lesquelles la plus grande partie du capital vient d’économies personnelles ou de prêts accordés par des particuliers ou des prêteurs qui exigent des taux d’intérêt élevés.

La plupart des membres des groupes de solidarité sont des vendeurs sur les marchés, de petits fabricants ou des commerçants. Souvent, les affaires sont montées par les membres d’une famille et leurs proches, ou par des amis et collègues qui décident de se lancer dans une petite entreprise. A titre d’exemple, nous présentons ici trois groupes de solidarité de l’ECLOF dont les orientations sont bien différentes.

Le groupe Aguila
Naty Aguila et ses quatre voisines et partenaires ont bénéficié de leur premier prêt en 1998, qui leur a permis à chacune d’acheter deux truies en vue de pratiquer l’élevage. Les fonds obtenus devaient également leur permettre de financer la rénovation des porcheries existantes et l’approvisionnement en nourriture et en médicaments pour au moins quatre mois. Aujourd’hui, alors qu’elles en sont à leur troisième prêt, Naty et ses partenaires sont devenues des expertes en matière d’élevage porcin, de mise au monde des porcelets et d’engraissement. Elles consacrent la plus grande partie de leur temps à ce projet qui constitue leur gagne-pain et qui leur procure un revenu intéressant. Naty est aussi devenue la « vétérinaire » locale, capable d’aider à la mise au monde des porcelets, de s’occuper d’eux s’ils sont malades, et de leur administrer les vaccins et médicaments dont ils ont besoin.

Le groupe Osorio
Le groupe se compose de six jeunes du district de Makati. Le groupe Osorio, connu aussi sous le nom de « cuisine de Mamabelle », a été créé en 1997. Au départ, son objectif principal était de trouver des débouchés à la production de spécialités locales simples, légers en-cas ou plats à base de lard et d’oeufs, que les gens venaient chercher ou qu’il livrait à domicile.

Le groupe a commencé par préparer des repas de midi pour les employés et ouvriers de l’immeuble voisin. Il a débuté avec un tout petit capital, juste suffisant pour faire tourner l’entreprise pendant un ou deux jours. Au départ, il s’est installé dans un appartement qui lui servait à la fois de bureau, de cuisine et de local de stockage. Etant donné que la plupart des membres du groupe venaient de province, l’endroit leur servait également de logement, ce qui a eu pour effet de créer des relations de proximité et d’amitié. Les tâches étaient réparties de manière égale, en fonction des connaissances et des capacités.

Lorsque les commandes ont commencé à se multiplier, le groupe a ressenti le besoin d’élargir son capital en recourant à un prêt. En cherchant un financement, il a constaté que l’ECLOF, avec ses conditions de garantie souples, était mieux à même de répondre à ses besoins que les banques. En 1999, le groupe a bénéficié d’un prêt de 100 000 pesos philippins, remboursable en un an. Il s’est servi de cette somme pour acquérir un meilleur équipement de cuisine, déplacer le local commercial dans un endroit plus visible et favoriser ainsi le développement des affaires. A la fin de l’année, le groupe livrait un minimum de 90 repas et en servait 45 autres par jour, avec un roulement de trois personnes par table. Après avoir entièrement remboursé son premier prêt, et conscient de son potentiel de développement, il a sollicité, et obtenu en mai 2000, un deuxième prêt qui doit lui permettre d’ajouter 12 places à sa capacité d’accueil.

Peu à peu, le groupe s’est acquis une solide réputation de restaurateur crédible et sûr dans le district de Makati. De plus, tous ses jeunes membres gagnent décemment leur vie. Aujourd’hui, la « cuisine de Mamabelle » vient d’acheter quatre vélomoteurs pour livrer ses produits, l’équipement de cuisine a été renouvelé, et un local moderne accueille les clients qui viennent y prendre leur repas.

Le groupe Nam-ay
Le groupe Nam-ay se compose de cinq femmes pauvres venues de la ville, vivant dans une communauté rurale d’Antipolo. Les fonds qu’elles reçoivent ne viennent pas directement d’un prêt de l’ECLOF à une entreprise commune du groupe ; en fait, le prêt de 100 000 pesos philippins de l’ECLOF sert à Nam-ay et à ses partenaires de capital de roulement qu’elles se prêtent entre elles. Ce groupe de petites affaires individuelles gérées par des femmes entreprenantes comprend une boutique, un commerce de riz, une boulangerie et une affaire de vente d’eau potable aux membres de la communauté.

A partir du prêt, le groupe gère un système de petit crédit en faveur de ses cinq membres. Un intérêt mensuel et une taxe de service sont prélevés, ainsi qu’un montant d’épargne. Une membre du groupe, responsable du déroulement des prêts, se charge des opérations quotidiennes de récolte des fonds et de suivi des projets. Chaque femme peut souscrire un prêt n’excédant pas 20 000 pesos philippins, remboursable quotidiennement dans un délai de trois mois. Chaque membre du groupe tient le registre de ses versements quotidiens, comprenant l’amortissement, les intérêts, les pénalités et l’épargne. La personne responsable recueille les sommes dues à la fin de chaque jour et les dépose à la banque le jour suivant.

Le prêt de l’ECLOF est remboursable dans un délai de six mois, au terme duquel le groupe évalue son programme et, au besoin, sollicite un nouveau prêt de l’ECLOF. En agissant ainsi, les femmes ont le sentiment d’être libérées des usuriers et de pouvoir faire des économies, ce qui leur était impossible auparavant, quand elles empruntaient à cinq ou six personnes différentes.

Abattre les arbres pour conserver la forêt

Nous savons tous que les forêts humides disparaissent dans le monde. Pourtant, plus de 100 millions de personnes – en majorité autochtones – dépendent des forêts tropicales humides pour vivre. Elles sont contraintes de déboiser les forêts, ou de les faire déboiser, pour obtenir un revenu. La pauvreté et l’absence de solution de rechange durable constituent la cause profonde du problème.

Depuis sept ans, l’organisation néerlandaise ICCO (Interchurch Organization for Development Cooperation) soutient plusieurs programmes de gestion durable des forêts dans des pays tels que la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les îles Salomon, le Brésil, le Suriname et le Cameroun, où la production et la commercialisation du bois occupent une place centrale.

ICCO a publié récemment une brochure intitulée Cutting trees to keep the forest (Abattre les arbres pour conserver la forêt), dans laquelle elle raconte son expérience auprès de ses partenaires du Sud et dégage les leçons qu’on peut en tirer.

Il n’est pas facile de mettre en place un programme de gestion durable de la forêt, constate ICCO, mais les avantages peuvent être considérables, notamment la création d’emplois stables et la production de bois de construction pour les maisons et d’autres infrastructures. En outre, les communautés locales ont leur mot à dire dans la manière dont la forêt est gérée. Tout cela favorise la confiance que les gens ont en eux-mêmes et développe leurs capacités de gestion des affaires et des terres.

Cutting trees to keep the forest s’adresse aux responsables de projets à l’oeuvre dans les pays du Sud, qui travaillent ou envisagent de travailler dans le domaine de la production de bois de construction à petite échelle, en combinaison avec le développement communautaire.

On peut commander Cutting trees to keep the forest à :

ICCO
Department Sustainable Forest Use
P.O. Box 151
NL - 3700 AD Zeist, Pays-Bas

Tél. : +31.30.692.7875
Fax : +31.30.692.5614
Courrier électronique forest@icco.nl

 
 
Up
 
English     Español    Deutsch

 Copyright 2003 ECLOF     www.eclof.org     email: info"at"eclof"dot"net