Nouvelles
du Conseil de fondation de Genève
Nouveaux
membres
Daw
Aye Kywe représente, au sein du Conseil de fondation
de lECLOF-Genève, les CNE de la région
dAsie et du Pacifique. Elle est secrétaire
générale des UCF du Myanmar, dont elle est
devenue il y a trois ans la représentante au sein
du Conseil dadministration de lECLOF-Myanmar.
Daw Aye est spécialisée dans la conception
et la mise en oeuvre de programmes de développement
communautaire. Elle est titulaire dun diplôme
universitaire déconomie et vit à Yangon.
Elle a traduit bénévolement en birman le document
de lECLOF Vision, Mission, Lignes directrices et orientations.
Jessika
Kehl-Lauff représente les mandants suisses de
lECLOF. Elle vient dune région rurale
et traditionnelle de Suisse, où les femmes nont
obtenu le droit de vote au niveau local quen 1989.
Cela explique probablement pourquoi Jessika a décidé
de défendre les droits des femmes, en particulier
ceux des femmes en milieu rural. Titulaire dun diplôme
de droit de lUniversité de Bâle, en Suisse,
elle a créé un réseau actif et respecté
et a été ensuite élue juge par un parlement
entièrement composé dhommes. Depuis
lors, elle a été élue deux fois, par
vote populaire dans son canton dorigine dAppenzell,
juge à la Cour dappel. Active au sein de son
Eglise aux niveaux local, régional et international,
Jessika est membre du Comité directeur et représentante
permanente de lAlliance internationale des femmes.
Elle a passé deux ans en République du Gabon,
où elle a aidé à développer
un programme préscolaire. Actuellement, elle préside
le groupe suisse de soutien à une ONG zimbabwéenne
qui soccupe de promouvoir des programmes préscolaires
et sanitaires en milieu rural.
Guillaume
Taylor représente également les mandants
suisses au Conseil de fondation. Né dans une famille
suisse/américaine/britannique, il a fait ses études
en Suisse et aux Etats-Unis. Guillaume est maintenant banquier
de profession, après avoir été le correspondant
financier dun grand quotidien français. Il
vit à Genève, est membre de la Fédération
des Eglises protestantes de la Suisse, et vice-président
de la cathédrale Saint-Pierre.
Elly
Vandenberg, consultante indépendante sur le développement,
est membre de lEglise unie du Canada. Elle connaît
bien les questions oecuméniques. Elle a travaillé
outre-mer auprès dEglises et dorganisations
non gouvernementales, et au Canada pendant plus de 10 ans
pour le Fonds de secours et de développement de lEglise
anglicane. Elly siège au Conseil de fondation en
tant que représentante de la catégorie «
Eglises ».
Réélection
Joy
Lumbag a été réélue au Conseil
de fondation pour un second et dernier mandat. Elle représente
les CNE de la région dAsie et du Pacifique.
En même temps, Joy a été élue
au Comité exécutif et au Comité des
projets. Elle vit à Baguio, aux Philippines, et est
membre de la communauté des peuples autochtones de
la région de la Cordillère. Comptable de profession,
elle dirige sa propre entreprise de conseils. Elle est également
à la tête dune organisation non gouvernementale
qui soccupe de procurer des logements aux pauvres.
Récemment, elle est devenue trésorière
de l'ECLOF-Philippines après en avoir été
la secrétaire. Au fil des années, lECLOF
a tiré le plus grand profit des talents éclectiques
et pragmatiques de Joy.
Retraite
Israel
Paulraj, président de lECLOF-Sri Lanka,
a récemment démissionné du Conseil
de fondation de lECLOF-Genève, dont il était
membre depuis son élection en 1995. Le président
du Conseil de fondation, le pasteur Christoph Stückelberger,
lui a adressé une lettre dans laquelle il le remerciait,
au nom du Conseil de fondation et du personnel, de sa contribution
au travail de lECLOF non seulement dans le cadre des
débats du Conseil de fondation, mais aussi en tant
que membre du Comité des projets. « En tant
que membre du Conseil de fondation et du Comité des
projets, a écrit le pasteur Stückelberger, vous
étiez régulièrement parmi les premiers
à renvoyer votre bulletin de vote, ce qui facilitait
grandement le travail du Comité des projets. Les
statistiques montrent que vous avez assisté à
toutes les réunions du Conseil depuis que vous en
êtes membre. »
Assurer
la transition
En Colombie, un programme ECLOF de prêts aux groupes
aide les gens à quitter les quartiers de squatters
dangereux pour sinstaller dans des communautés
sûres. Le récit dOlga Lucia Alvarez.
Par
lintermédiaire dentités en mains
privées appelées Cajas de Compensación,
le gouvernement colombien propose des prêts aux membres
des caisses qui en ont besoin pour acheter un logement à
bas prix.
Pour
prétendre à un prêt, les candidats doivent
constituer une unité familiale disposant dun
revenu mensuel maximum égal à quatre fois
le salaire minimum officiel, et ne pas posséder déjà
une maison.
Une fois que le prêt a été approuvé,
il peut sécouler jusquà quatre
mois pour que largent parvienne aux candidats acceptés,
et le délai de construction de la maison peut être
encore plus long.
Cest
là que lECLOF-Colombie intervient en accordant
un prêt transitoire à des groupes de solidarité
composés de personnes qui ont sollicité des
prêts de construction auprès du gouvernement.
Le prêt de lECLOF permet aux bénéficiaires
dachever la construction de leur nouvelle maison et
de goûter au plaisir de vivre dans un logement décent.
Les
nouvelles maisons se trouvent dans des lotissements protégés
et, bien que simples, disposent des commodités de
base : eau potable, électricité, gaz et téléphone.
Il y a de bonnes voies de communication et des zones de
loisirs. Avant cela, les habitants vivaient dans des quartiers
de squatters dangereux, sans services publics ni routes
mais où, néanmoins, ils consacraient jusquà
60 pour cent de leur salaire mensuel à leur loyer.
Jusquici, plus de 70 familles ont bénéficié
de prêts transitoires de lECLOF. Les jeunes
couples mariés, avec deux enfants, constituent la
moitié de ce nombre, et près de 60 pour cent
des bénéficiaires sont des femmes.
En
outre, les nouveaux logements suscitent de nouveaux emplois.
On estime quun emploi est créé pour
chaque surface de 50 mètres carrés de logement
social construit.
Olga Lucia Alvarez est directrice exécutive
de lECLOF-Colombie.
Linitiative
la plus récente de lECLOF-Colombie pour maintenir
son programme dans des conditions économiques particulièrement
difficiles consiste à mobiliser des fonds dans le
contexte local. Sur la base de ses résultats, lECLOF-Colombie
a pu bénéficier dun programme de financement
gouvernemental à faible intérêt dans
le cadre duquel des prêts sont accordés à
des micro-entreprises afin de les aider à développer
leurs activités de production. Théoriquement,
la ligne de crédit accordée à lECLOF-Colombie
va jusquà un maximum de 120 millions de pesos
colombiens (environ 60 000 USD) ; des extensions sont possibles
sur une base annuelle.
Atelier
de Manille
Depuis
1977, la Conférence chrétienne dAsie
(CCA) gère, en coopération avec lagence
daide au développement EZE, un programme dépargne
et de micro-crédit à base communautaire. Sous
légide du secrétariat « Développement
et service » de la CCA, le programme travaille au
niveau des villages. Il encourage la participation populaire
et soutient lauto-assistance et le développement
durable.
En
juin de cette année, la CCA a organisé à
Manille, Philippines, un atelier destiné à
évaluer le programme et à étudier les
moyens de laméliorer. Environ 25 personnes
de neuf pays dAsie ont participé à cet
atelier. LECLOF-Philippines a organisé à
lintention des participants à latelier
des visites de projets bénéficiant dun
micro-financement.
Dans sa déclaration finale, latelier a appelé
les Eglises à participer activement au développement
communautaire par le biais de programmes dépargne
et de crédit à base communautaire.