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Comment
rattraper une formule 1
L'écart
considérable entre le montant des contributions que
l'ECLOF-Ouganda et l'ECLOF-Bolivie envoient au Secrétariat,
à Gen ève, a fait récemment l'objet de
quelques commentaires. L'Ouganda apporte une contribution
d'un peu plus de 52 000 USD alors que la Bolivie en apporte
près de 142 000 ! J'ai examiné notre fonctionnement
pour comprendre pourquoi nous ne pouvions envoyer davantage
et les résultats de cet examen ont été
salutaires.
Pendant
longtemps, l'ECLOF-Ouganda a surtout prêté de
grosses sommes d'argent, remboursables sur une longue période
de temps. Nous appliquions des taux d'int érêt
dégressifs. Cette méthode a eu des résultats
catastrophiques et le volume important des arriérés
a encore aggravé la situation. Pour résoudre
le problème, nous avons diminué le montant des
prêts et la durée de la période de remboursement.
Nous
n'avons pas été suffisamment rigoureux dans
notre manière de gérer les arriérés.
Dans ce cas, il est recommandé d'utiliser toute somme
versée pour rembourser les intérêts en
souffrance et d'affecter le solde éventuel au remboursement
du capital. Nous, au contraire, nous utilisions les versements
effectués pour rembourser le capital ou alors nous
partagions ces sommes équitablement entre le principal
et les intérêts restants.
Pour
améliorer nos performances, nous avons adopté
de nouvelles méthodes. Maintenant, nous suivons les
bénéficiaires en tout temps et pouvons ainsi
leur faire signe quand la date de leur prochain remboursement
approche. Nous avons simplifié les modalités
régissant les demandes de prêt et la mise à
disposition de l'argent afin que nos bénéficiaires
disposent des capitaux au moment où ils en ont vraiment
besoin, sans avoir à attendre trop longtemps. Nous
insistons sur le fait que, pour établir une relation
fructueuse avec les bénéficiaires, il faut les
considérer comme des clients et non pas comme des mendiants.
En outre, nous définissons clairement, dès le
début, quelle est la relation contractuelle qui unit
le client et le fournisseur de crédit.
J'espère
que nous parviendrons à améliorer encore nos
performances, à l'ECLOF-Ouganda, et que nous serons
en mesure, dans l'avenir, de rattraper la formule 1 qu'est
l'ECLOF-Bolivie.
Michael
Kisembo, directeur des programmes de l'ECLOF-Ouganda
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